Ses livres, depuis plus d’un siècle, accompagnent les vertes années de millions d’enfants. Sophie Rostopchine, la comtesse de Ségur, fait partie inséparable de la jeunesse de plusieurs générations. Un siècle et quart après sa mort, Les malheurs de Sophie ou Un bon petit diable initient les enfants au plaisir de la lecture... Mais si on connaît ses livres on ignore tout ou presque sur la comtesse qui les a fait naître. Injustice réparée puisqu’une des meilleures biographes actuelles, Ghislaine Diesbach, consacre un ouvrage à la célèbre conteuse russe après ses livres sur Marcel Proust et Chateaubriand. C’est grâce à la plume, à la fois sobre et parfaitement documentée, de cette spécialiste que surgit le portrait de la comtesse de Ségur, forte personnalité et conteuse incomparable, née voilà deux siècles en Russie. Fille d’un père «comte héréditaire», érudit et sage, et d’une mère rigide, autoritaire et d’une cruauté quasi incontestable, la petite Sophie Rostopchine sera éduquée à la spartiate. Il lui arrivera parfois de voler du pain aux chevaux ou de laper l’eau du chien. Plus tard, ces années dures fourniront le matériel de base au plus célèbre de ses ouvrages Les malheurs de Sophie, qui n’est au fond que sa propre biographie déguisée à peine. Lorsque son éditeur s’avoue choqué par les sévices infligés à la petite héroïne, les qualifiant d’invraisemblables, la comtesse l’arrêtera d’un geste : «Ces raclées, Monsieur, m’ont été infligées à l’âge de mon héroïne. Les faits, donc, sont véridiques». En fait, toutes les histoires racontées dans ses livres, même les plus incroyables ou les plus rocambolesques, sont absolument authentiques. Y compris celle où le jeune héros du Un bon petit diable tue le chat et le met dans la soupière à l’intention des maîtres de son collège... Douce revanche que celle de la petite Sophie-martyre qui, 201 ans après sa naissance, continue à capter l’attention en racontant scrupuleusement les méthodes éducatrices du couple Rostopchine, au titre nobiliaire héréditaire...
Ses livres, depuis plus d’un siècle, accompagnent les vertes années de millions d’enfants. Sophie Rostopchine, la comtesse de Ségur, fait partie inséparable de la jeunesse de plusieurs générations. Un siècle et quart après sa mort, Les malheurs de Sophie ou Un bon petit diable initient les enfants au plaisir de la lecture... Mais si on connaît ses livres on ignore tout ou presque sur la comtesse qui les a fait naître. Injustice réparée puisqu’une des meilleures biographes actuelles, Ghislaine Diesbach, consacre un ouvrage à la célèbre conteuse russe après ses livres sur Marcel Proust et Chateaubriand. C’est grâce à la plume, à la fois sobre et parfaitement documentée, de cette spécialiste que surgit le portrait de la comtesse de Ségur, forte personnalité et conteuse incomparable, née voilà deux siècles...
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