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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et stabilité

Le dollar a étroitement fluctué hier, à Beyrouth, sur un marché prudemment calme et marqué par une certaine réticence à l’offre, alors que la demande ne parvenait pas à prendre de l’ampleur en raison de l’attrait qu’exerce toujours le rendement assez élevé de la livre libanaise. En effet, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur la livre, il s’est négocié effectivement entre 1 505,00 et 1 506,00 LL, après un départ entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, sur un marché dont le volume d’affaires n’aurait pas dépassé quelque six millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, sans aucune intervention de la BDL. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, la monnaie unique européenne est restée bloquée sous le seuil de 0,97 dollar, frôlant même la barre de 0,96 dollar, sur les marchés des changes internationaux, ne profitant ni de bonnes données économiques européennes, ni de la fin du conflit social dans la métallurgie en Allemagne et ni de la forte croissance de la masse monétaire européenne (M3). Les perspectives d’un maintien des taux d’intérêt en l’état par la Banque centrale européenne (BCE) lors de la réunion demain de son conseil de gouverneurs semblent être à l’origine de ce nouvel accès de faiblesse de l’euro. Entré à nouveau dans un cycle de déprime après son rebond face au dollar en fin de semaine dernière, l’euro a fait donc la sourde oreille aux indications en provenance de l’Europe œuvrant en faveur d’un nouveau durcissement monétaire. Premièrement, la monnaie unique n’a pas réagi à la hausse plus élevée que prévu de la masse monétaire (M3) dans la zone euro de 6,2 % le mois dernier en glissement annuel après une croissance révisée de 5,2 % en janvier, dépassant largement l’objectif de la BCE d’une croissance de 4,5 % pour l’an 2000. Ce phénomène, confirmant qu’il y a une forte croissance économique en Europe avec une demande interne soutenue, permet de dépister l’inflation à moyen terme en observant l’évolution de l’argent liquide et de la monnaie très rapidement disponible, justifiant un resserrement du crédit demain. Deuxièmement, l’euro est resté globalement insensible à l’accord-surprise conclu hier dans les négociations salariales au sein de la métallurgie en Rhénanie du Nord Westphalie en Allemagne, qui prévoit une hausse de 5,1 % des salaires en deux étapes d’ici le 1er mai 2001. Cet accord, qui doit encore être étendu à l’ensemble de la métallurgie en Allemagne, est le signe que les réformes structurelles n’avancent pas pour autant en Europe, ce qui explique que le marché préfère une fois encore se concentrer sur le dollar, malgré l’irrégularité du marché des actions aux États-Unis car les investisseurs tablaient sur un cycle de resserrements monétaires par la Réserve fédérale américaine (Fed) après avoir lu les minutes de la dernière réunion de son comité de politique monétaire. Certes, les opérateurs ont cherché donc hier à anticiper un statu quo monétaire de la BCE demain à Madrid, lors de sa toute première réunion en dehors de Francfort. De ce fait, le dollar ne s’est guère ressenti hier de l’annonce par le Conference Board que l’indice de confiance des consommateurs aux États-Unis aurait diminué de 140,80 points en février à 136,70 points en mars, excluant toute surchauffe de l’économie américaine qui justifierait un prochain resserrement de la politique monétaire de la Fed. Pourtant, le dollar a souffert de la force du yen qui s’est sensiblement apprécié hier, profitant de rumeurs positives sur le rapport Tankan concernant le climat des affaires au Japon, qui doit être publié lundi prochain. La devise nippone a profité également des derniers mouvements de vente de dollars par les compagnies japonaises à trois jours de la fin de l’année fiscale au Japon. C’est dans ce contexte donc et dans l’attente aussi de l’issue de la réunion ministérielle de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) à Vienne, sur l’augmentation de la production du brut, que le dollar s’est négocié à New York, sur un ton mitigé comme suit : – 0,9605 pour un euro contre 0,9665, la veille – 1,5890 pour un sterling contre 1,5860 – 2,0365 DM contre 2,0235 – 6,8295 FF contre 6,7860 – 1,6560 FS contre 1,6430 – 2 015,90 lires contre 2 003,40 – 105,75 yens contre 106,70. Bourse de Beyrouth : léger mieux À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est légèrement redressée hier grâce à la hausse des actions A de Solidere de 7,00 à 7 1/8 dollars dans une proportion plus grande que la baisse des actions C de la Byblos Bank de 2 1/8 à 2 1/16 dollars et de celles des Ciments libanais de 15/32 à 14/32 dollar, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,04 % à 70,50 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a abandonné 0,13 % à 160,78 points. Et tout cela dans un volume d’affaires très mince ne dépassant pas quelque 33 812 actions d’une valeur globale de 124 042 dollars. Wall Street : séance contrastée Sur les places boursières internationales, Wall Street a connu hier une séance contrastée. Elle a été initialement tirée à la baisse par la décision de l’une des analystes les plus écoutées par les investisseurs américains, Abby Joseph Cohen de Goldman Sachs, de réduire de 70 % à 65 % la proportion d’actions des valeurs de la haute technologie dans le portefeuille type des clients de cette banque d’affaires. En effet, l’indice Nasdaq, qui regroupe les valeurs de la haute technologie, a dû souffrir de cette décision, contrairement à l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles (DJIA) qui rassemble une forte proportion de valeurs dites «traditionnelles» et qui est reparti à la hausse, surtout après la publication d’une baisse inattendue de l’indice de confiance des consommateurs américains en mars pour le deuxième mois consécutif. Ce phénomène, qui pourrait annoncer un ralentissement des dépenses de consommation et du rythme de croissance de l’économie américaine, devrait inciter la Fed à limiter ses hausses de taux d’intérêt à l’avenir dans un développement fort appréciable par Wall Street. Cela d’autant que Microsoft reprenait des couleurs hier après la décision de la justice américaine de repousser de quelques jours la publication de son verdict dans le procès antitrust intenté contre elle, offrant une chance à ce géant de logiciels, très présent dans le Dow Jones, et au gouvernement américain de conclure un accord à l’amiable. Cela étant, le DJIA est parvenu à remonter la pente passant d’un plus bas à 10 940,22 points à un plus haut à 11 094,89 points, avant d’afficher en préclôture 11 046,90 points, en hausse de 21,05 points sur la veille. Les Bourses européennes freinées dans leur élan par Wall Street Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, portées par la progression des valeurs du secteur des télécoms et de l’énergie mais leur élan a été freiné par Wall Street, échaudée par les décisions d’un analyste de Goldman Sachs très suivi. Aux indices européens, l’Eurotop 300 a gagné 0,70 % et l’Euro Stoxx 50 1,50 %. La Bourse de Paris s’est adjugée 1,14 %, Francfort 0,50 %, Amsterdam 0,85 %, Bruxelles 1,08 %, Madrid 0,40 % et Zurich 0,08 %. En revanche Londres a cédé 0,55 % et Milan 0,47 %. Le Dow Jones a pesé sur les marchés, tout comme le Nasdaq, tous deux en retrait. La déprime du marché américain tient à la décision prise par un influent analyste de Goldman Sachs, Abby Joseph Cohen, qui a ramené de 70 à 65 % la proportion des actions dans son portefeuille type. Le secteur des télécoms a été le plus en vue, Deutsche Telekom finissant sur une hausse de 4,09 %. Les investisseurs estiment que l’introduction en Bourse le 17 avril de T-Online, filiale du groupe allemand spécialisée dans l’Internet, sera un succès. Deutsche Telekom semble aussi bien placée dans le secteur des technologies de l’information après le rachat de Debis Systemhaus. Le groupe de télécoms néerlandais KPN a gagné 3,47 % et France Télécom 2,81 %. Nokia a gagné 2 % après avoir approché de son plus haut. Le groupe finlandais a vu ses gains se réduire ensuite en raison de la glissade de son homologue suédois Ericsson. Malgré son vif démenti d’une rumeur voulant qu’il émette bientôt un «profit warning», Ericsson a perdu 4,29 %. Les pétrolières, suspendues à l’annonce d’un accord d’augmentation de la production de l’Opep, se sont reprises après une séance morose lundi. BP Amoco, qui avait perdu 5,0 %, affiche un gain de 0,68 %. Shell, qui n’avait perdu que 1,7 % hier, gagne 0,47 %. TotalFina s’adjuge 3,1 %. En revanche, les pharmaceutiques ont été malmenées. Glaxo Wellcome et Smithkline Beecham perdent respectivement 4,92 % et 4,28 %, AstraZeneca 2,08 %. Tokyo : poursuite de la hausse La Bourse de Tokyo a clôturé mardi sur un gain de 0,5 %, soutenue par la progression des valeurs liées à l’Internet et aux nouvelles technologies, selon les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a gagné 93,31 points pour terminer à 20 374,34, son plus haut niveau de clôture depuis le 29 juillet 1997. L’indice élargi Topix a gagné 26,93 points à 1 680,76. L’indice Nikkei avait achevé la séance de mardi matin en baisse de 209,57 points, dans la foulée de Wall Street et sur des prises de bénéfices dans les valeurs technologiques, ont indiqué des courtiers. Mais les investisseurs se sont remis à acheter des titres technologiques et des valeurs peu cotées dans l’après-midi. «Les investisseurs institutionnels japonais et internationaux ont repris leurs achats, notamment dans les domaines de l’Internet et de la haute technologie», a expliqué Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities. Le récent mouvement de correction qui a touché les valeurs de la haute technologie a rendu plus facile la reprise des achats dans ce secteur, a-t-il ajouté.
Le dollar a étroitement fluctué hier, à Beyrouth, sur un marché prudemment calme et marqué par une certaine réticence à l’offre, alors que la demande ne parvenait pas à prendre de l’ampleur en raison de l’attrait qu’exerce toujours le rendement assez élevé de la livre libanaise. En effet, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur la livre, il s’est négocié effectivement entre 1 505,00 et 1 506,00 LL, après un départ entre 1 505,50 et 1 506,50 LL, sur un marché dont le volume d’affaires n’aurait pas dépassé quelque six...