L’Espagnol Abraham Olano a renoncé au jambon et aux piquillos farcis pour maigrir et accumuler les victoires, la dernière en date au Critérium international cycliste, pour le compte de sa formation Once. S’il n’a rien d’un top model anorexique, Olano a les mêmes soucis de poids. Depuis le début de sa carrière, le solide Basque surveille de près son alimentation pendant la saison. Pour ce coureur né au pays de la bonne charcuterie et du fromage de brebis, voilà trente ans, la bonne chère est une perpétuelle tentation. Comme Miguel Indurain, dont il est une copie partielle par son gabarit et ses qualités de rouleur, l’homme de San Sebastian doit se priver. Cette année, le régime a commencé pendant l’hiver. L’objectif déclaré par lui-même et son directeur sportif, le convaincant Manolo Saiz ? «Être en forme dès le début de saison». En décembre, Olano a quitté le Pays basque pour s’installer au soleil hivernal du sud de l’Espagne pendant deux semaines. «Je dormais dans la Sierra Nevada à 3 000 mètres d’altitude, raconte-t-il. Pendant la journée, je descendais dans la plaine et j’allais rouler. Et, pendant les repas, je faisais attention à ce que je mangeais, même si je devais me lever de table sans être totalement rassasié. Je surveillais les quantités». Le grand frère Amaigri de quatre kilos (72-73 kg) par rapport à son poids habituel à cette époque de l’année, Olano a gagné successivement le Tour de Valence, Tirreno-Adriatico et le Critérium international. Avant d’en terminer avec la première partie de sa saison, il lui reste à participer au Tour du Pays basque et aux classiques ardennaises, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. «Je ne suis pas assez rapide dans ce genre de courses», estime cependant l’ancien champion du monde, qui s’était imposé en solitaire sur le circuit de Duitama en Colombie (1995). «Mais je suis tout prêt à me mettre au service de Jalabert». Le Tour de France ? Il se situe encore à l’horizon pour Olano, qui a surtout retiré des déceptions de la Grande Boucle. Régulièrement cité parmi les favoris au départ, il a toujours échoué au classement final, sans même accéder au podium. Mais celui qui fut le champion du monde du contre-la-montre 1998 est en droit de nourrir d’autres prétentions. Par exemple, l’or olympique fin septembre à Sydney, quatre ans après sa médaille d’argent à Atlanta. «J’y pense», dit Olano dans le grand sourire qui lui est habituel. Indurain, le grand frère, aurait alors son successeur. Trois jours de La Panne : le Tour des Flandres en ligne de mire Tous les favoris du Tour des Flandres disputeront de mardi à jeudi les Trois jours de La Panne, qui constituent pour le peloton la traditionnelle dernière étape dans la préparation au «Ronde», deuxième classique de la Coupe du monde cycliste. Les Belges Johan Museeuw (Mapei), Peter Van Petegem (Farm Frites) et Tchmil (Lotto) très en vue sur les routes flamandes en ce début de saison, seront au départ des Trois jours, mardi à Mouscron (ouest). En l’absence de Frank Vandenbroucke, diminué par un virus, les chances de l’équipe Cofidis reposeront essentiellement sur les épaules du Belge Jo Planckaert. Les Italiens Michele Bartoli (Mapei), Franco Ballerini (Lampre) ou Fabio Baldato (Fassa Bortolo) seront aussi des candidats à la succession de Van Petegem, vainqueur l’an dernier. Les deux premières étapes, mardi et mercredi, permettront aux coureurs de se jauger sur des routes que le Tour des Flandres empruntera en partie dimanche. Plusieurs monts qui font la réputation du «Ronde» (Bosberg, Valkenberg, Berendries,...) sont au programme des deux premiers jours. Jeudi, la dernière étape en ligne et le contre-la-montre se disputeront autour de La Panne, sur la côte belge. Pour les organisateurs, il sera important d’oublier les mauvais souvenirs de la précédente édition qui avait été marquée par l’interruption de la 3e étape par la gendarmerie suspectant des membres de l’équipe Mapei de trafic de produits dopants. Les coureurs de la Mapei s’étaient retirés de la course avant d’être lavés de tous soupçons.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Espagnol Abraham Olano a renoncé au jambon et aux piquillos farcis pour maigrir et accumuler les victoires, la dernière en date au Critérium international cycliste, pour le compte de sa formation Once. S’il n’a rien d’un top model anorexique, Olano a les mêmes soucis de poids. Depuis le début de sa carrière, le solide Basque surveille de près son alimentation pendant la saison. Pour ce coureur né au pays de la bonne charcuterie et du fromage de brebis, voilà trente ans, la bonne chère est une perpétuelle tentation. Comme Miguel Indurain, dont il est une copie partielle par son gabarit et ses qualités de rouleur, l’homme de San Sebastian doit se priver. Cette année, le régime a commencé pendant l’hiver. L’objectif déclaré par lui-même et son directeur sportif, le convaincant Manolo Saiz ? «Être en...