Le sommet de Genève était considéré en Israël comme la dernière chance de parvenir à un accord de paix avec Damas avant longtemps. L’approche des élections présidentielles aux États-Unis, l’échéance de juillet fixée par le Premier ministre Ehud Barak pour un retrait militaire israélien du Liban-Sud et la fragilité grandissante de la coalition gouvernementale, rend de plus en plus urgente la conclusion d’un accord avec Damas, selon les commentateurs. «C’est en fait l’occasion de la dernière chance, car si rien ne sort de ce sommet il faudra sans doute attendre deux ans avant qu’une possibilité de négociations se présente à nouveau», a affirmé une responsable au bureau du Premier ministre Ehud Barak, qui a souhaité garder l’anonymat. «La fin du mandat du président Clinton approche avec les élections présidentielles américaines de novembre et il faudra du temps à la prochaine Administration avant de s’impliquer autant dans les discussions israélo-syriennes», a ajouté cette collaboratrice de M. Barak. L’approche de l’échéance de juillet pour le retrait israélien du Liban pèse également. Il ne reste plus que quelques semaines au gouvernement israélien pour décider s’il va retirer ses troupes dans le cadre d’un accord avec le Liban et la Syrie ou sans un tel accord. M. Barak a toujours privilégié la première solution, vu le risque d’escalade militaire à la frontière libanaise en cas de retrait unilatéral. Il s’est néanmoins engagé à retirer l’armée, même sans accord avec Damas qui dispose d’une position dominante au Liban. «Le sommet de Genève réussira dans la mesure où il permettra une reprise des négociations israélo-syriennes. Dans ce cas, il y a une chance pour qu’elles aboutissent en quelques semaines», a déclaré à la radio publique le ministre de la Justice Yossi Beilin. «Dans le cas contraire il faudra bien se décider sur un retrait unilatéral», a ajouté le ministre. Le vice-ministre de la Défense Ephraïm Sneh a réaffirmé pour sa part les exigences israéliennes concernant un accord de paix avec la Syrie : «La garantie que l’eau du Golan continuera de couler vers Israël» et des arrangements militaires sur le Golan donnant une «marge de sécurité suffisante». Selon d’autres responsables, Israël a accepté que, dans le cadre d’un accord de paix, le tracé de la frontière se situe entre les lignes du 4 juin 1967, qui prévalait avant la guerre de juin 1967 et la frontière internationale entre la Syrie et la Palestine du mandat britannique d’avant 1948. La différence porte sur quelques km2. Mais selon le tracé de 1923 et selon les accords d’armistice de 1949, le lac de Tibériade, principal réservoir d’eau d’Israël, est complètement entre les mains d’Israël alors que jusqu’au 4 juin 1967 la Syrie en contrôlait la rive nord-est.
Le sommet de Genève était considéré en Israël comme la dernière chance de parvenir à un accord de paix avec Damas avant longtemps. L’approche des élections présidentielles aux États-Unis, l’échéance de juillet fixée par le Premier ministre Ehud Barak pour un retrait militaire israélien du Liban-Sud et la fragilité grandissante de la coalition gouvernementale, rend de plus en plus urgente la conclusion d’un accord avec Damas, selon les commentateurs. «C’est en fait l’occasion de la dernière chance, car si rien ne sort de ce sommet il faudra sans doute attendre deux ans avant qu’une possibilité de négociations se présente à nouveau», a affirmé une responsable au bureau du Premier ministre Ehud Barak, qui a souhaité garder l’anonymat. «La fin du mandat du président Clinton approche avec les élections...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.