Lui, acteur devenu producteur et cinéaste, séducteur invétéré et gauchiste militant. Elle, actrice et mère par vocation, mais surtout dompteuse du plus célèbre play-boy de Hollywood. Ensemble, ils forment le couple actuellement le plus en vue au firmament du 7e art. Dimanche soir, Warren Beatty, 62 ans, et Annette Bening, de vingt-deux ans sa cadette, ont un rendez-vous important avec leur profession. Lors de la 72e édition des Oscars, Warren Beatty recevra le prestigieux prix honorifique Irving Thalberg pour l’ensemble de sa carrière, la plus haute récompense à laquelle puisse aspirer un producteur. Cette consécration viendra couronner trois décennies de dévouement passionné au cinéma, de Bonnie and Clyde à Bullworth en passant par Heaven Can Wait et Reds, qui lui a valu sa première statuette de meilleur réalisateur en 1981. Quant à elle, le ventre arrondi par huit mois de grossesse, elle sera la favorite pour l’Oscar de la meilleure actrice grâce à son rôle dans American Beauty. Il est donc possible qu’au lieu d’assister à la cérémonie dans l’auditorium Shrine, ce couple élégant et talentueux doive passer la nuit à la maternité si leur quatrième enfant qu’attend Annette décidait d’être de la fête. Amoureux en 30 secondes Si urgence il y avait, tant pis pour les Oscars : Beatty accompagnera son épouse à l’hôpital. «C’est le genre d’homme à faire ça», assure Annette, qui a tout prévu et a même pensé à emmener avec elle à la cérémonie une équipe de médecins en tenue de gala. Bening, de qui Beatty dit être tombé amoureux en «30 secondes» lorsqu’il lui proposa un rôle dans son film Bugsy (1991), peut s’enorgueillir d’avoir réussi ce qui, jusqu’à leur mariage en 1992, semblait impossible : convertir en un époux dévoué et père responsable l’homme qui avait séduit auparavant Brigitte Bardot, Joan Collins, Natalie Wood, Julie Christie, Diane Keaton ou encore Madonna, parmi d’autres... À côté de Beatty, remarquait récemment l’hebdomadaire Time, Bill Clinton fait figure de «missionnaire mormon» et John F. Kennedy de «curé de campagne». À l’automne dernier, ce militant démocrate de gauche de la première heure, qui a déjà collaboré à quatre campagnes présidentielles, a même flirté avec l’idée, sans y donner suite, de rentrer en politique pour succéder à Bill Clinton. «C’est un couple de qui émane une impression de pouvoir, surtout lui», notait récemment le cinéaste Pedro Almodovar. «C’est dommage qu’il ait décidé de renoncer à la politique parce qu’il y a quelque chose de présidentiel dans le couple». Pour le moment, ils ont choisi de rester à Los Angeles où Bening vient de finir son seizième rôle au cinéma dans la comédie What Planet Are You From et Beatty met la dernière main à son nouveau projet, Town and Country. Malgré tout, nombreux sont ceux qui ne désespèrent pas de les voir un jour à la Maison-Blanche. Selon un de leurs proches, l’acteur Gary Shandling, «tous les deux feraient un bon président et une bonne “première dame”, et inversement !».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lui, acteur devenu producteur et cinéaste, séducteur invétéré et gauchiste militant. Elle, actrice et mère par vocation, mais surtout dompteuse du plus célèbre play-boy de Hollywood. Ensemble, ils forment le couple actuellement le plus en vue au firmament du 7e art. Dimanche soir, Warren Beatty, 62 ans, et Annette Bening, de vingt-deux ans sa cadette, ont un rendez-vous important avec leur profession. Lors de la 72e édition des Oscars, Warren Beatty recevra le prestigieux prix honorifique Irving Thalberg pour l’ensemble de sa carrière, la plus haute récompense à laquelle puisse aspirer un producteur. Cette consécration viendra couronner trois décennies de dévouement passionné au cinéma, de Bonnie and Clyde à Bullworth en passant par Heaven Can Wait et Reds, qui lui a valu sa première statuette de meilleur...