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Actualités - Chronologie

Iran L'agresseur de Hajarian serait un activiste islamiste

L’agresseur du dirigeant réformateur iranien Saïd Hajarian, grièvement blessé par balles le 12 mars, est un «islamiste intégriste» qui avait joué «un rôle actif» dans les troubles de juillet dernier à Téhéran, a révélé jeudi le journal Sobh-é-Emrouz. «Saïd Asghar, né en 1981, se comporte comme un croyant musulman (...) et a toujours cherché à s’habiller en combattant de la guerre Iran-Irak» (1980-88), a affirmé le journal. «Il a toujours eu une participation active à des cérémonies religieuses et il était considéré comme un intégriste», a indiqué Sobh-é-Emrouz, dirigé par M. Hajarian. «Avec plusieurs de ses amis, il forme un groupe et organise des réunions hebdomadaires pour débattre de problèmes politiques», selon le journal, qui révèle que Saïd Asghar avait participé à des attaques contre deux manifestations d’étudiants en mars 1998 dans le parc Laleh, près de l’Université de Téhéran. Cette attaque avait déclenché de violentes manifestations sans précédent pendant plusieurs jours dans le centre de Téhéran qui ont fait officiellement trois morts, à Téhéran et Tabriz (ouest), et des dizaines de blessés. Selon le journal, qui ne cite pas de source, «en 1999, Asghar et ses complices avaient assassiné par balles une jeune fille, identifiée sous les initiales de MM». «Ils avaient tué cette fille par deux balles car ils avaient estimé que son comportement n’était pas conforme» aux règles de l’islam, a ajouté le journal, indiquant que «le groupe Asghar avait essayé à deux reprises de tuer Ghassem Chafï». Pour sa part, le Front de la participation (FP), principal mouvement réformateur, a fait état dans un communiqué publié jeudi par la presse de nouvelles arrestations «par un organisme militaire». «Au moins six personnes avaient été arrêtées mais d’autres arrestations ont eu lieu vendredi dernier par un organisme militaire», a indiqué le FP, mouvement politique dirigé par Mohammad-Reza Khatami, frère du président Mohammad Khatami. Aucune information de source officielle n’a été publiée jusqu’à présent sur les personnes arrêtées après l’attentat contre M. Hajarian. Citant des sources non identifiées, le journal Sobh-é-Emrouz avait affirmé mercredi que les auteurs de l’attentat étaient «démissionnaires d’un organisme», ce qui pourrait signifier leur appartenance au personnel d’une institution du régime. Selon le Sobh-é-Emrouz, Asghar est en seconde année d’études en chimie à l’Université libre islamique (ULI) à Chahr-Rey, une petite localité de la banlieue sud de Téhéran et fief des conservateurs. Mercredi soir, le ministère des Renseignements avait affirmé qu’avant l’attentat contre M. Hajarian, Saïd Asghar avait tué par balles Ghassem Chafï, un ancien employé du Comité de l’assistance de l’imam Khomeiny. Aucune précision n’a été donnée sur ce meurtre, ses circonstances ou éventuellement sur son lien avec la tentative d’attentat contre M. Hajarian. Le Comité de l’assistance de l’imam Khomeiny est une puissante association caritative créée au lendemain de la révolution islamique pour subvenir aux besoins des familles les plus démunies. Il est actuellement dirigé par Habibollah Asgharolladi, l’un des ténors du courant conservateur. Le 12 mars, deux hommes à moto avaient tiré sur M. Hajarian, conseiller politique du président Mohammad Khatami et ancien vice-ministre des Renseignements. Atteint d’une balle dans la nuque, M. Hajarian a passé plusieurs jours dans le coma.
L’agresseur du dirigeant réformateur iranien Saïd Hajarian, grièvement blessé par balles le 12 mars, est un «islamiste intégriste» qui avait joué «un rôle actif» dans les troubles de juillet dernier à Téhéran, a révélé jeudi le journal Sobh-é-Emrouz. «Saïd Asghar, né en 1981, se comporte comme un croyant musulman (...) et a toujours cherché à s’habiller en combattant de la guerre Iran-Irak» (1980-88), a affirmé le journal. «Il a toujours eu une participation active à des cérémonies religieuses et il était considéré comme un intégriste», a indiqué Sobh-é-Emrouz, dirigé par M. Hajarian. «Avec plusieurs de ses amis, il forme un groupe et organise des réunions hebdomadaires pour débattre de problèmes politiques», selon le journal, qui révèle que Saïd Asghar avait participé à des attaques...