Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Dispute judéo-arabe lors d'une rencontre ... de conciliation

Une rencontre, censée promouvoir le dialogue entre les trois grandes religions monothéistes en présence du pape Jean-Paul II, a donné lieu hier a une polémique acide entre un représentant du judaïsme et un représentant de l’islam au sujet de Jérusalem. Le grand rabbin ashkénaze d’Israël, Israël Lau, a mis en colère cheikh Tayssir Tamimi, président du tribunal coranique (Charia), en remerciant le pape pour avoir reconnu «l’État juif indépendant avec Jérusalem pour sa capitale éternelle» bien que le Saint-Père n’ait fait aucune déclaration en ce sens. Ces propos publics ont provoqué une vive protestation d’un membre de l’assistance qui a accusé le rabbin d’avoir attribué au pape des propos qu’il n’avait pas tenus. À ce moment, cheikh Tamimi, qui vient d’Hébron (sud de la Cisjordanie), a proclamé que «Jérusalem était la capitale éternelle de l’État palestinien» sous les applaudissements de l’assistance, a-t-on constaté sur place. Le pape, qui espérait une rencontre de conciliation, a tenté de calmer le jeu. Il a rappelé la maxime «Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse», ajoutant. «L’amour réel du prochain doit aller bien plus loin». «Cela signifie que la religion est ennemie de l’exclusion, de la discrimination, de la haine, des rivalités, de la violence et du conflit», a-t-il ajouté. À la fin de cette rencontre publique, un arbre symbole de paix a été planté, au son d’une chorale d’enfants représentant les trois communautés, musulmane, chrétienne et juive. Mais le représentant musulman a quitté la salle avant, pour ne pas participer à cette cérémonie. Le grand rabbin Israël Lau représentait le judaïsme et cheikh Tamimi, désigné par l’Autorité palestinienne, représentait les musulmans. Le grand mufti de Jérusalem, cheikh Ekrima Sabri, qui est la principale autorité islamique, a boycotté la rencontre interreligieuse, en raison de la présence du grand rabbin.
Une rencontre, censée promouvoir le dialogue entre les trois grandes religions monothéistes en présence du pape Jean-Paul II, a donné lieu hier a une polémique acide entre un représentant du judaïsme et un représentant de l’islam au sujet de Jérusalem. Le grand rabbin ashkénaze d’Israël, Israël Lau, a mis en colère cheikh Tayssir Tamimi, président du tribunal coranique (Charia), en remerciant le pape pour avoir reconnu «l’État juif indépendant avec Jérusalem pour sa capitale éternelle» bien que le Saint-Père n’ait fait aucune déclaration en ce sens. Ces propos publics ont provoqué une vive protestation d’un membre de l’assistance qui a accusé le rabbin d’avoir attribué au pape des propos qu’il n’avait pas tenus. À ce moment, cheikh Tamimi, qui vient d’Hébron (sud de la Cisjordanie), a...