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Actualités - Reportages

Des causes et des traitements multiples

Selon le Dr Joseph Haddad, pédiatre et directeur opérationnel de Sesobel, l’autisme est un grave trouble du développement décrit pour la première fois en 1943. Il présente différents profils et stades de gravité : ainsi on parle d’autismes léger, modéré ou sévère. Certains enfants présentent des traits autistiques, c’est-à-dire certains signes caractéristiques de ce trouble, sans être vraiment autistes. On pense que l’autisme provient d’un trouble du système nerveux central qui peut intervenir avant, pendant ou après la naissance. Son déclenchement serait multifactoriel : – Facteurs génétiques : il est possible que l’hérédité joue un rôle dans la genèse de l’autisme. Des données épidémiologiques et familiales ont démontré que dans une famille touchée, les chances d’avoir des enfants autistes étaient plus élevées. Des études sur des jumeaux monozygotes confirment ces conclusions. De même, on associe fréquemment l’autisme à des syndromes d’origine génétique, comme les handicaps mentaux. – Facteurs neuro-anatomiques : des études sur le cerveau et sur les neurotransmetteurs (molécules qui permettent la transmission de l’information) ont permis de déceler des anomalies chez l’autiste. Ces découvertes ont ouvert la voie à des théories : ces anomalies interviendraient au niveau du cervelet (voie de communication indispensable et organe qui assure l’équilibre), du cortex cérébral (ère de communication), du gène de développement du cervelet (il apparaît impliqué dans la genèse de l’autisme). Tout cela permet de croire que l’autisme est lié à un trouble du développement du système nerveux central (en d’autres termes le cerveau). – Facteurs psychologiques purs : pour l’instant, ils ne sont pas encore prouvés. les chercheurs tentent de déterminer le rôle du stress dans le développement de l’autisme. Selon certaines théories, si l’enfant est prédisposé à contracter ce trouble et que sa relation avec sa mère connaît un dysfonctionnement quelconque, les possibilités d’un déclenchement de l’autisme s’en trouvent amplifiées. Par ailleurs, toutes les causes ne sont pas nécessairement prénatales; certaines peuvent être acquises. On pense aujourd’hui que certaines infections à la naissance (comme la rubéole ou l’herpès…) ou un manque d’oxygène peuvent toucher le cerveau. De telles situations peuvent être évitées. Toutefois, s’il existe une hétérogénéité clinique et étiologique, la corrélation entre les deux n’est pas évidente. En d’autres termes, chacune des causes citées précédemment peut engendrer des cas d’autisme de gravité variable. Il faut préciser qu’il demeure impossible de déceler l’autisme chez le fœtus. Les thérapies dépendent du taux d’intelligence de l’individu (si l’autisme est doublé d’un handicap mental ou non) et de l’origine du trouble. Les médicaments demeurent une alternative qui vise à améliorer la neurotransmission. Cependant, ce sont les méthodes psychologiques et thérapeutiques (rééducation des troubles de comportement, compensation des déficits et actualisation des compétences, en vue d’une insertion sociale) qui restent nécessaires. Enfin, pour que la boucle soit bouclée, il est impératif de s’occuper des facteurs environnementaux : parents, famille… Le but étant davantage l’intégration sociale que la guérison totale. Il faut préciser que l’autisme n’affecte pas l’intelligence. Le trouble se situe simplement au niveau de la communication.
Selon le Dr Joseph Haddad, pédiatre et directeur opérationnel de Sesobel, l’autisme est un grave trouble du développement décrit pour la première fois en 1943. Il présente différents profils et stades de gravité : ainsi on parle d’autismes léger, modéré ou sévère. Certains enfants présentent des traits autistiques, c’est-à-dire certains signes caractéristiques de ce trouble, sans être vraiment autistes. On pense que l’autisme provient d’un trouble du système nerveux central qui peut intervenir avant, pendant ou après la naissance. Son déclenchement serait multifactoriel : – Facteurs génétiques : il est possible que l’hérédité joue un rôle dans la genèse de l’autisme. Des données épidémiologiques et familiales ont démontré que dans une famille touchée, les chances d’avoir des enfants...