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Actualités - Chronologie

Automobile Une alliance DaimlerChrysler-Mitsubishi Motors semble imminente

DaimlerChrysler et Mitsubishi Motors se sont rapprochés hier encore un peu plus d’un accord qui permettrait au constructeur germano-américain de prendre le contrôle effectif de son homologue japonais et donnerait naissance au numéro trois mondial de l’automobile. Mitsubishi Motors a annoncé que son conseil d’administration avait donné toute autorité au directeur général, Katsuhiko Kawasoe, pour contracter une alliance avec un constructeur automobile étranger. De l’avis de la presse nippone, l’alliance se ferait avec DaimlerChrysler et donnerait au groupe allemand une participation de 33,4 % dans le capital du constructeur automobile japonais, ce qui lui conférerait un droit de veto au conseil d’administration. DaimlerChrysler disposerait ainsi d’une base en Asie, qui lui manque cruellement à l’heure actuelle, et d’une expertise dans les petits modèles. En contrepartie, Mitshubishi, isolé et «plombé» par une dette de 1 750 milliards de yens (16,4 milliards de dollars), s’offrirait un ballon d’oxygène. Les deux constructeurs produisent 6,5 millions de véhicules par an. Associés, ils passeraient devant Toyota Motor Corp. et Volkswagen AG pour devenir numéro trois mondial derrière General Motors et Ford. Les investisseurs restent de marbre Mais les investisseurs ont peu réagi à cette perspective. Le titre du constructeur japonais a perdu 1,2 % à la Bourse de Tokyo. Les analystes mettent en avant les difficultés rencontrées par les autres constructeurs occidentaux qui ont repris un groupe japonais. «Le marché a réagi sans enthousiasme car les investisseurs savent, après avoir vu l’alliance Mazda-Ford et celle entre Nissan et Renault, que des liens capitalistiques avec un étranger ne garantiront pas du jour au lendemain un renversement de situation pour Mitsubishi», estime Seiji Sugiura, de chez Nomura Securities. Ford est devenu en 1996 le premier groupe étranger à prendre le contrôle d’un constructeur japonais en rachetant 33,4 % de Mazda Motor mais ce dernier est toujours en difficulté, le yen fort effaçant ses bénéfices. Et Nissan Motor a lancé sous la tutelle de Renault un plan drastique sur trois ans de suppressions d’emplois et de fermetures d’usines. Les modalités de l’accord Mitsubishi-DaimlerChrysler ne sont pas connues, mais une participation de 33,4 % via une augmentation de capital, serait valorisée $1,86 milliard, sur la base du cours actuel de Mitsubishi. Il ne resterait alors plus de partenaire japonais disponible dans un secteur automobile en pleine restructuration. Seuls Toyota et Honda Motor Co. sont les seuls constructeurs japonais solides et encore indépendants. Mitsubishi n’a pas dit officiellement avec quel constructeur il négociait mais selon des sources, l’accord avec DaimlerChrysler sera officiellement dévoilé d’ici à deux semaines. De son côté, le président du directoire du groupe germano-américain a déclaré mardi qu’un accord avec un constructeur asiatique était possible.
DaimlerChrysler et Mitsubishi Motors se sont rapprochés hier encore un peu plus d’un accord qui permettrait au constructeur germano-américain de prendre le contrôle effectif de son homologue japonais et donnerait naissance au numéro trois mondial de l’automobile. Mitsubishi Motors a annoncé que son conseil d’administration avait donné toute autorité au directeur général, Katsuhiko Kawasoe, pour contracter une alliance avec un constructeur automobile étranger. De l’avis de la presse nippone, l’alliance se ferait avec DaimlerChrysler et donnerait au groupe allemand une participation de 33,4 % dans le capital du constructeur automobile japonais, ce qui lui conférerait un droit de veto au conseil d’administration. DaimlerChrysler disposerait ainsi d’une base en Asie, qui lui manque cruellement à l’heure actuelle,...