Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Démographie Choix difficiles face au vieillissement des populations

Le déclin et le vieillissement de leurs populations vont contraindre les pays développés à faire des choix drastiques entre immigration de masse, report de l’âge ou baisse du montant de la retraite, avertit l’Onu. Cette révolution silencieuse et quasiment inexorable, provoquée par une fécondité faible et une longévité accrue, va bouleverser les équilibres démographiques dans les pays développés d’ici à 2050, indique un rapport de la division de la population de l’Onu publié hier. «Cela va exiger une réévalution objective, profonde et complète de nombreuses politiques et programmes économiques, sociaux et politiques», disent les auteurs du rapport. Pour éviter un déclin de leur population, les quinze pays de l’Union européenne auraient besoin de 47,4 millions d’immigrés, dont 17 millions en Allemagne, lors des cinquante prochaines années. Mais il faudrait le chiffre astronomique de 674 millions d’immigrés pour lutter contre le vieillissement de la population et maintenir le même rapport entre actifs et retraités, selon le rapport. Cette étude, dont des éléments ont déjà été révélés en janvier, porte sur huit pays développés (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Corée du Sud, États-Unis) et deux régions (Union européenne et Europe au sens large, y compris Russie). Les prévisions publiées par l’Onu le 12 octobre dernier – jour choisi pour marquer la naissance du six milliardième être humain – montrent que la population mondiale atteindra 8,9 milliards d’hommes en 2050. Mais la population en Europe et au Japon va continuer à décroître, et pour certains pays d’une façon très sensible. Des pays comme l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie vont ainsi perdre entre un quart et un tiers de leur population. En revanche, la population américaine va croître de presque un quart et dépasser de 18 millions les Européens en 2050. Peu d’experts pensent que la fécondité puisse dans un avenir prévisible reprendre suffisamment pour atteindre le niveau de remplacement (2,1 enfants par femme), «rendant ainsi le déclin de la population inévitable en l’absence de migration de remplacement», affirme le rapport. Pour simplement maintenir en 2050 leur population à leur niveau actuel, l’Italie et le Japon auraient besoin respectivement de 12,5 millions et de 17,1 millions d’immigrés, alors que la France (1,4 million), la Grande-Bretagne (2,6 millions) et les États-Unis (6,3 millions) pourraient le faire avec moins d’immigrés qu’ils n’ont reçu dans un passé récent. Le nombre d’actifs (15-64 ans) par rapport aux retraités (plus de 65 ans) devrait chuter environ de moitié dans la plupart des pays. Pour conserver la même force de travail, les pays industrialisés devraient alors faire appel à une immigration tellement massive que les immigrés et leurs descendants représenteraient de 59 % à 99 % de la population. De tels flots de populations «semblent extrêmement improbables», reconnaissent ainsi les auteurs du rapport. Ils soulignent que des circonstances démographiques favorables mais passagères ont permis dans la seconde moitié du XXe siècle d’accorder des retraites généreuses à peu de coût pour la société.
Le déclin et le vieillissement de leurs populations vont contraindre les pays développés à faire des choix drastiques entre immigration de masse, report de l’âge ou baisse du montant de la retraite, avertit l’Onu. Cette révolution silencieuse et quasiment inexorable, provoquée par une fécondité faible et une longévité accrue, va bouleverser les équilibres démographiques dans les pays développés d’ici à 2050, indique un rapport de la division de la population de l’Onu publié hier. «Cela va exiger une réévalution objective, profonde et complète de nombreuses politiques et programmes économiques, sociaux et politiques», disent les auteurs du rapport. Pour éviter un déclin de leur population, les quinze pays de l’Union européenne auraient besoin de 47,4 millions d’immigrés, dont 17 millions en...