Vladimir Poutine, président russe par intérim, a cultivé son image d’homme à poigne avant la présidentielle du 26 mars, mais il a su également se montrer sous un jour plus humain, voire inattendu : grand sportif, fidèle en amitié et même orthodoxe convaincu. Considéré par certains comme un KGBiste impénitent, après plus de 16 ans passés dans les services secrets, Vladimir Poutine a révélé dans un livre d’entretiens avec des journalistes que sa mère, orthodoxe pratiquante, l’avait fait baptiser à sa naissance. «Quatre ans avant la mort de ma mère, je suis allé en Israël. Maman m’a alors donné ma croix de baptême pour la faire bénir sur le tombeau du Christ. Je l’ai prise et pour ne pas la perdre, je l’ai mise autour du cou. Depuis, je ne l’ai pas enlevée», a-t-il raconté. Au moment de prendre ses fonctions de président par intérim, après la démission de Boris Eltsine, Vladimir Poutine a demandé au patriarche Alexis II de le bénir et le chef des orthodoxes russes était présent au Kremlin pour la passation des pouvoirs. Vladimir Poutine est devenu très religieux après avoir sauvé ses deux filles d’un incendie il y a trois ans, selon des sources proches du président par intérim citées par la presse. Sa femme Ludmila, qu’il a connue lors de ses études à l’Université de Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) et leurs filles, Macha et Katia, 14 et 13 ans, sont jusqu’à présent restées dans l’ombre. Mme Poutine a cependant accompagné le président par intérim pour passer à ses côtés la nuit du Nouvel an avec des soldats russes en Tchétchénie. Elle partage avec lui une passion pour le ski. La télévision russe a insisté à plusieurs reprises sur les prouesses sportives de Vladimir Poutine, le montrant en combinaison de ski dévalant les pentes ou en kimono procédant à des prises de judo et des immobilisations spectaculaires. Partisan affiché d’une vie saine, Poutine pratique depuis son adolescence le judo et le sambo (un sport d’autodéfense russe). Il court aussi souvent que possible, ne fume pas et boit très peu, a assuré un de ses collaborateurs. Sa bonne santé, qui contraste avec celle de son prédécesseur, lui permet de se promener en Sibérie par -18 degrés sans chapka, obligeant les dirigeants locaux quelque peu décontenancés à suivre son exemple. À part le sport, Vladimir Poutine dit consacrer ses loisirs à lire des livres d’histoire et écouter de la musique classique. M. Poutine, dont les discours publics apparaissent souvent secs et sévères, se révèle en privé un interlocuteur doté d’humour à froid et très attentif, selon plusieurs témoignages. Il parle bien l’allemand, après près de 5 ans passés en Allemagne de l’Est pour le KGB, et se débrouille en anglais. Poutine, que certains considèrent comme un «homme de fer», a enfin montré à quel point les relations d’amitié comptaient pour lui : en février dernier, il n’a pas pu retenir ses larmes lors des obsèques d’Anatoli Sobtchak, l’ancien maire de Saint-Pétersbourg avec lequel il avait travaillé pendant cinq ans après avoir quitté le KGB en 1991. Vladimir Poutine, qui abandonne volontiers le costume-cravate pour un pull-over et une parka, s’est même laissé filmer chez lui, caressant le caniche que ses filles lui ont imposé dans la maison, pour accentuer son image de bon père de famille.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vladimir Poutine, président russe par intérim, a cultivé son image d’homme à poigne avant la présidentielle du 26 mars, mais il a su également se montrer sous un jour plus humain, voire inattendu : grand sportif, fidèle en amitié et même orthodoxe convaincu. Considéré par certains comme un KGBiste impénitent, après plus de 16 ans passés dans les services secrets, Vladimir Poutine a révélé dans un livre d’entretiens avec des journalistes que sa mère, orthodoxe pratiquante, l’avait fait baptiser à sa naissance. «Quatre ans avant la mort de ma mère, je suis allé en Israël. Maman m’a alors donné ma croix de baptême pour la faire bénir sur le tombeau du Christ. Je l’ai prise et pour ne pas la perdre, je l’ai mise autour du cou. Depuis, je ne l’ai pas enlevée», a-t-il raconté. Au moment de prendre ses...