Les négociations sans résultat la semaine dernière entre Renault et les créanciers de Samsung Motors, pour la reprise de ce fabricant automobile sud-coréen par le constructeur français, sont dans une impasse en raison de la découverte récente par Renault d’une dette cachée, écrivait dimanche l’agence de presse Yonhap. Renault a découvert que Samsung Motors n’avait pas payé 291 mds de wons (260 millions USD) qu’elle devait à Samsung Corp, filiale commerciale du groupe Samsung. Cette dette cachée affaiblit la position des créanciers, qui doivent reprendre les discussions avec Renault à Paris le 25 mars, écrit Yonhap. Le constructeur français a toutefois précisé hier que le plan de redressement du constructeur automobile sud-coréen Samsung Motors prévoit des investissements de 500 millions de dollars (515,47 M d’euros) en quatre ans par le groupe Renault et le conglomérat Samsung, en comptant le capital initial de 335 M USD de la société commune Renault-Samsung. «En plus du rachat des actifs opérationnels, la nouvelle société devra procéder à des investissements de 500 M USD sur les quatre premières années, en comptant le capital initial de 335 M USD», a expliqué le porte-parole. Renault dispose d’une période exclusive de négociation de trois mois qui s’achèvera le 31 mars. Les créanciers coréens ont accepté le 17 mars de revoir à la baisse leurs prétentions, de les abaisser à 695 milliards de wons (622 millions de dollars) contre 870 milliards de wons (776 millions de dollars) afin de parvenir à un compromis sur l’importante différence entre celles-ci et le prix proposé par Renault. La proposition faite officiellement par Renault comporte une offre de reprise, valorisant 100 % des actifs de Samsung Motors à 450 millions de dollars dont cinquante millions seraient versés immédiatement, le solde de 400 M USD devant faire l’objet de versements échelonnés à l’issue d’une période de grâce de 4 ans. Selon la proposition initiale de Renault, ces versements devaient provenir de 10 % des bénéfices générés par Samsung. Du coup, Renault aurait revu sa proposition initiale en portant à 15 % des bénéfices générés par Samsung la part devant être allouée au remboursement des créanciers. Selon une estimation faite par la banque française Paribas, Samsung Motors vaudrait quelque 1 000 milliards de wons, soit 895 millions de dollars US, a indiqué ce banquier. Les fournisseurs de Samsung ont demandé jeudi aux créanciers de trouver rapidement une issue à leurs négociations avec Renault, faute de quoi ils risquent d’être victimes de faillites en chaîne. Les spécialistes estiment qu’il y a peu de candidats potentiels à la reprise de Samsung dont la capacité de production est de 240 000 voitures, d’un seul modèle, dans son unique usine située dans le port méridional de Pusan. Selon ces analyste, l’offre de reprise par Sachsenring est «une plaisanterie». Samsung Motors a été mise en liquidation peu de temps après sa création, faute de n’avoir pu faire face à des dettes estimées à 4 300 milliards de wons (3,78 milliards de dollars). Son usine ne fabrique actuellement qu’environ 100 voitures par jour.
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