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Actualités - Chronologie

Jugement au Japon, trente ans après ...

Les trois membres de l’Armée rouge ont été arrêtés par la police japonaise dès leur arrivée à l’aéroport de Tokyo-Narita samedi à 17h15. Le Japon entend les juger pour avoir participé ou été complices des activités de l’Armée rouge japonaise, créée en 1969. Cette organisation, qui prêchait la révolution marxiste par la violence et avait pris cause pour les Palestiniens, est notamment responsable d’un attentat qui avait fait 26 morts à l’aéroport de Lod-Tel-Aviv en 1972. Le Premier ministre Keizo Obuchi s’est félicité de ces arrestations. «Il est important que les membres de l’Armée rouge soient jugés selon les lois de notre pays. Cela créera un précédent qui signifiera aux terroristes qu’il n’y a pas de place où ils peuvent vivre en paix», a-t-il déclaré. M. Obuchi a assuré que Tokyo allait continuer à «coopérer avec la communauté internationale pour arrêter les membres de l’Armée rouge toujours en liberté». Le Japon n’a pu récupérer Kozo Okamoto, 52 ans, qui était détenu au Liban avec les quatre autres, mais à qui le Liban a accordé l’asile politique. M. Obuchi a qualifié de «regrettable» la décision libanaise et a indiqué que le Japon allait continuer à demander son extradition. Avec l’arrestation des quatre membres, l’Armée rouge fait un retour dans l’actualité japonaise qu’elle avait en bonne partie quittée depuis le début des années 90. La contestation d’extrême gauche, très forte sur l’archipel dans les années d’après-guerre, a en effet presque totalement disparu et la population est désormais bien plus inquiète du danger que représentent certaines sectes. «Pour les Japonais, l’Armée rouge est une organisation terroriste radicale qui a surtout été active à l’étranger», explique Shigeru Kozai, professeur de droit international à l’université d’Osaka. «Ils souhaitent toutefois que les pouvoirs publics maintiennent la pression sur cette organisation pour qu’elle ne soit pas en mesure de lancer de nouvelles actions terroristes», ajoute-t-il.
Les trois membres de l’Armée rouge ont été arrêtés par la police japonaise dès leur arrivée à l’aéroport de Tokyo-Narita samedi à 17h15. Le Japon entend les juger pour avoir participé ou été complices des activités de l’Armée rouge japonaise, créée en 1969. Cette organisation, qui prêchait la révolution marxiste par la violence et avait pris cause pour les Palestiniens, est notamment responsable d’un attentat qui avait fait 26 morts à l’aéroport de Lod-Tel-Aviv en 1972. Le Premier ministre Keizo Obuchi s’est félicité de ces arrestations. «Il est important que les membres de l’Armée rouge soient jugés selon les lois de notre pays. Cela créera un précédent qui signifiera aux terroristes qu’il n’y a pas de place où ils peuvent vivre en paix», a-t-il déclaré. M. Obuchi a assuré que...