Fidélité absolue aux codes fixés par Yves Saint-Laurent. Albert Elbaz signe pour la troisième fois depuis son entrée dans la célèbre maison une collection conforme aux principes du maître; élégance stricte, lignes épurées, tailleurs noirs et chignons sages. Le tout renouvelé, réactualisé avec un talent incontestable. Pour l’hiver 2000-2001, le créateur américain traite le cuir comme de la mousseline. Fin comme de la soie et souple comme un gant, il se porte en blouse sous des tailleurs masculins à rayures. Il taille également le daim en robes droites, ceinturées à la taille d’une fine bande en peau de serpent. Quand le couturier opte pour la robe ample, c’est la mousseline qu’il choisit dans des tons sourds (lie-de-vin, moutarde, prune), pour le jour. Pour le soir, il revient au tailleur, sobre et élégant, mais taillé dans des étoffes à éclat: argent ou bronze. À part cette note glamour, la collection trempe dans un climat nostalgique où le noir règne en maître. Il faut dire que cette teinte était la préférée d’Yves Saint-Laurent. Même si la maison est actuellement rachetée par Gucci et mise sous la direction artistique de Tom Ford, Albert Elbaz n’a pas hésité à rendre ce vibrant hommage au créateur-vedette de la boîte. D’autant plus que son propre avenir dans le cadre de la maison n’est pas très sûr. La vision de Tom Ford va-t-elle s’accommoder à celle d’Elbaz, réputé iconoclaste? Sa collection actuelle a pu démontrer avec brio qu’il est capable, d’une élégante sobriété, digne de la réputation de la griffe. Tom Ford, foncièrement réformateur, lui confiera-t-il pour de bon la conception des tendances futures d’une des plus prestigieuses maisons de la haute couture parisienne?
Fidélité absolue aux codes fixés par Yves Saint-Laurent. Albert Elbaz signe pour la troisième fois depuis son entrée dans la célèbre maison une collection conforme aux principes du maître; élégance stricte, lignes épurées, tailleurs noirs et chignons sages. Le tout renouvelé, réactualisé avec un talent incontestable. Pour l’hiver 2000-2001, le créateur américain traite le cuir comme de la mousseline. Fin comme de la soie et souple comme un gant, il se porte en blouse sous des tailleurs masculins à rayures. Il taille également le daim en robes droites, ceinturées à la taille d’une fine bande en peau de serpent. Quand le couturier opte pour la robe ample, c’est la mousseline qu’il choisit dans des tons sourds (lie-de-vin, moutarde, prune), pour le jour. Pour le soir, il revient au tailleur, sobre et élégant,...
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