La série documentaire Exodes, trente épisodes de trois minutes à partir des photos de Sebastiao Salgado, réussit le difficile mariage entre images fixes et animées, entre photographie et télévision. Depuis l’apparition du petit écran, la télévision a tenté avec plus ou moins de bonheur de Exodes, qui sera d’abord diffusé sur la chaîne privée française Canal+ et la chaîne brésilienne Globo, puis probablement CNN, le réalisateur Alain Taieb a mis au point un robot pour filmer les photographies. Il peut ainsi zoomer sur une même image qui se glisse ensuite, verticalement ou horizontalement, sur une autre photographie. Dans certains épisodes, il a aussi pris le parti de dévoiler les images une à une, soulevée à la main, comme lorsqu’on regarde ses photos de famille sur une table, en revenant du magasin de photo. En trois minutes, une soixantaine de photos sont ainsi montrées, chaque plan démarrant différemment pour finir «plein cadre» sur le petit écran. Chacun de ces modules courts est bourré d’informations, sur le pays qui est montré, les gens qui sont photographiés et la problématique abordée. «Il y a eu plus de 200 000 heures de journaux télévisés, mais l’info, elle est vraiment là», a commenté Henry Chapier, ancien journaliste de télévision devenu président de la Maison européenne de la photographie, en découvrant la série documentaire. «Il fallait se mettre au service des images, qui ont des liens entre elles et constituent ensemble une même histoire», explique Alain Taieb. «Pour Exodes, le plus difficile était d’échapper à la beauté des photographies», a-t-il dit. Chaque épisode a nécessité deux à trois heures d’entretiens avec Sebastiao Salgado, réduites à l’essentiel pour tenir en trois minutes. Pour le réalisateur, «il fallait faire un compromis car on était partagé entre regarder les photos et écouter les histoires, d’autant que Sebastiao est un merveilleux conteur».
La série documentaire Exodes, trente épisodes de trois minutes à partir des photos de Sebastiao Salgado, réussit le difficile mariage entre images fixes et animées, entre photographie et télévision. Depuis l’apparition du petit écran, la télévision a tenté avec plus ou moins de bonheur de Exodes, qui sera d’abord diffusé sur la chaîne privée française Canal+ et la chaîne brésilienne Globo, puis probablement CNN, le réalisateur Alain Taieb a mis au point un robot pour filmer les photographies. Il peut ainsi zoomer sur une même image qui se glisse ensuite, verticalement ou horizontalement, sur une autre photographie. Dans certains épisodes, il a aussi pris le parti de dévoiler les images une à une, soulevée à la main, comme lorsqu’on regarde ses photos de famille sur une table, en revenant du magasin de photo....
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