Laurent Brochard redoutait beaucoup cette cinquième étape de Paris-Nice cycliste entre Berre-l’Étang et Sisteron, disputée sur 197,2 km hier, au lendemain d’une journée harassante dans le Forez ponctuée d’un transfert par la route interminable. Après cinq heures de course, le leader de la formation Jean Delatour a conservé son maillot blanc de leader, la victoire d’étape revenant à l’Italien Matteo Tosatto (Fassa Bortolo). À force d’impressionner par son aisance, Brochard, ancien champion du monde, est devenu le grand favori de l’épreuve dirigée par Laurent Fignon. «Attendez, il reste trois jours, et non les moindres», précise-t-il. «Mais, c’est vrai, le temps joue en ma faveur. Toutefois avant l’épreuve de vérité dans le Col d’Eze, il y a vendredi une étape très difficile entre Sisteron et Villeneuve-Loubet par la route Napoléon. Je m’attends à être très attaqué». Des attaques, il y en eut ce jeudi mais elles avaient pour auteurs des coureurs mal classés, cherchant à ne pas passer inaperçus. Tout d’abord, le vieux grognard Thierry Bourguignon (BigMat-Auber) qui attaquait dès le cinquième kilomètre. À 37 ans, l’une des stars médiatiques du dernier Tour de France s’est dotée d’une avance de cinq minutes avant de lutter contre un vent violent et d’être repris dans le bien-nommé col de l’Homme-Mort. Ce fut ensuite le tour de Benoît Salmon (AG2r), puis de son équipier Gilles Maignan, lequel avait été précédé de Philippe Gaumont (Cofidis), Richard Virenque (Polti) et Fabrice Gougot (Crédit agricole). Casagrande, victime du jour Malheureusement pour tous ces combattants, la formation Jean Delatour du leader Laurent Brochard a été irréprochable avec un travail remarquable durant la dernière heure de Christophe Bassons puis de Gilles Bouvard. Ce dernier a accompagné dans les derniers kilomètres les deux derniers attaquants du jour, le Kazakh Alexandre Vinokourov (Deutsche Telekom) et l’Espagnol Javier Ochoa (Kelme). À moins d’un kilomètre de la ligne, les 65 coureurs composant le peloton étaient regroupés et c’était l’instant choisi par Fabio Baldato, le vainqueur de l’étape de Belleville, de jouer un classique du cyclisme, quand ce sport était encore un jeu. Faisant le compte de ses équipiers (Wladimir Belli, Tadej Valjavec, Alessandro Petacchi et Matteo Tosatto), il a désigné ce dernier pour qu’il attaque avant le dernier virage. Fabio Baldato a subitement ralenti, provoqué une cassure et Matteo Tosatto, Trévisan de bientôt 26 ans, allait chercher la deuxième victoire d’une carrière entamée en 1997 au sein de la formation MG-Technogym déjà dirigée par Giancarlo Ferreti. Le Néerlandais Tristan Hoffman (MemoryCard) remportait le sprint du peloton deux secondes plus tard, devançant le champion d’Italie Salvatore Commesso (Saeco) tandis que Francesco Casagrande (Vini Caldirola) était la grande victime du jour, achevant l’étape avec près d’un quart d’heure de retard. «Pour moi, il est bon que ce coureur-là ne soit plus un adversaire», assure Laurent Brochard. «Mais il en reste encore beaucoup à quarante secondes ou moins. Je redoute particulièrement Bobby Julich, Giuliano Figueras et la formation Telekom». Il ferait bien également de se méfier de l’inconnu Andreas Klöden que beaucoup voient déjà créer une énorme surprise dimanche à Nice. Aujourd’hui, le peloton gagnera la Côte d’Azur au cours de la sixième étape longue de près de 200 kilomètres avec au programme sept ascensions.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Laurent Brochard redoutait beaucoup cette cinquième étape de Paris-Nice cycliste entre Berre-l’Étang et Sisteron, disputée sur 197,2 km hier, au lendemain d’une journée harassante dans le Forez ponctuée d’un transfert par la route interminable. Après cinq heures de course, le leader de la formation Jean Delatour a conservé son maillot blanc de leader, la victoire d’étape revenant à l’Italien Matteo Tosatto (Fassa Bortolo). À force d’impressionner par son aisance, Brochard, ancien champion du monde, est devenu le grand favori de l’épreuve dirigée par Laurent Fignon. «Attendez, il reste trois jours, et non les moindres», précise-t-il. «Mais, c’est vrai, le temps joue en ma faveur. Toutefois avant l’épreuve de vérité dans le Col d’Eze, il y a vendredi une étape très difficile entre Sisteron et...