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Actualités - Chronologie

Union européenne La Grèce dépose officiellement sa demande d'adhésion à l'euro

Le Premier ministre grec Costas Simitis a déposé hier auprès des instances européennes la demande officielle de son pays pour adhérer à la zone euro le 1er janvier 2001, vingt ans après son entrée dans l’Europe unie. «Aujourd’hui est un moment historique pour le pays, la demande d’intégration à l’Union économique et monétaire marque un nouveau cycle historique pour notre patrie», a lancé M. Simitis au cours d’une cérémonie au palais Zappeion au centre d’Athènes, là même où la Grèce avait signé l’accord d’adhésion à la CEE. Au pouvoir depuis cinq ans, M. Simitis a fait de la participation de son pays à la troisième phase de l’UEM la pierre angulaire de sa politique. Il a provoqué le mois dernier des élections anticipées pour le 9 avril afin de trouver une légitimité nouvelle pour mener à bien les ultimes négociations politiques en vue de l’adhésion à la zone euro. Les Quinze trancheront au sommet européen de Porto en juin. Le chef du gouvernement socialiste a lancé à ce propos dans son message à la nation un appel à ses compatriotes pour dégager dans un mois «une majorité claire» pour «former un gouvernement fort en vue de la nouvelle époque». M. Simitis a envoyé un courrier à ses quatorze homologues de l’UE leur demandant «leur aide dans les procédures qui vont suivre» d’ici le sommet de Porto. La Commission européenne et la Banque centrale européenne doivent maintenant examiner le dossier grec. Elles présenteront leurs recommandations en mai prochain. Début juin, les ministres européens des Finances statueront sur la candidature grecque qui devra être définitivement acceptée quinze jours plus tard par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE au sommet européen. À Bruxelles, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, et le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Pedro Solbes, ont déclaré accueillir «favorablement» la demande de la Grèce de rejoindre l’euro. «Une Union économique et monétaire élargie sera positive à la fois pour la zone euro et pour les pays qui la rejoignent», ont-ils souligné dans un communiqué. C’est la première fois depuis la création de la zone euro (11 États) le 1er janvier 1999 qu’un pays présente sa candidature pour la rejoindre. M. Simitis a affirmé avec force que la Grèce «entrait dans l’UEM avec (ses) seuls mérites» et qu’elle allait faire partie dorénavant du «peloton de tête» de l’Union européenne. «Nous remplissons avec de la marge et à la lettre du Traité tous les critères nécessaires à l’adhésion dans la zone euro», a affirmé de son côté le ministre de l’Économie et des Finances, Yannos Papantoniou.
Le Premier ministre grec Costas Simitis a déposé hier auprès des instances européennes la demande officielle de son pays pour adhérer à la zone euro le 1er janvier 2001, vingt ans après son entrée dans l’Europe unie. «Aujourd’hui est un moment historique pour le pays, la demande d’intégration à l’Union économique et monétaire marque un nouveau cycle historique pour notre patrie», a lancé M. Simitis au cours d’une cérémonie au palais Zappeion au centre d’Athènes, là même où la Grèce avait signé l’accord d’adhésion à la CEE. Au pouvoir depuis cinq ans, M. Simitis a fait de la participation de son pays à la troisième phase de l’UEM la pierre angulaire de sa politique. Il a provoqué le mois dernier des élections anticipées pour le 9 avril afin de trouver une légitimité nouvelle pour mener à...