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Actualités - Chronologie

Un haut responsable exécuté pour l'exemple (photo)

Pékin a tenu à faire un exemple de sa détermination à éradiquer la corruption en exécutant hier un ancien vice-gouverneur de province, devenu le plus haut responsable communiste mis à mort pour prévarication depuis un demi-siècle. Alors que la corruption dominait les débats de quelque 3 000 députés réunis à Pékin pour la session annuelle du Parlement, l’agence Chine nouvelle a annoncé que Hu Changqing, l’ancien vice-gouverneur du Jiangxi (est), avait été passé par les armes à Nanchang, la capitale de la province. Il avait été condamné à mort le mois dernier pour son implication dans une affaire de corruption portant sur 7 millions de yuans (843 000 dollars). «Nul n’est un cas particulier aux yeux de la loi dans la Chine socialiste», écrit le Quotidien du Peuple, dans un commentaire à paraître jeudi. «La sanction sévère infligée à Hu est un appel à la prudence en direction des cadres dirigeants du parti et un avertissement à ceux qui n’ont pas encore rectifié leurs erreurs», a ajouté l’organe du parti au pouvoir. «C’est la première fois depuis 1952 qu’on exécute un responsable d’un tel niveau pour corruption», a noté Jean Pierre Cabestan, le directeur du Centre d’études français sur la Chine contemporaine, basé à Hong Kong, en soulignant le caractère exemplaire de la peine. Aucun haut responsable du parti n’avait été exécuté pour ce motif depuis les premières années du régime fondé en 1949, lorsqu’une campagne anticorruption lancée par Mao Tsé-toung avait vu l’exécution des deux principaux dirigeants de la ville de Tianjin (nord). L’exécution de M. Hu survient trois jours après l’annonce, par le Premier ministre Zhu Rongji, d’une lutte «impitoyable» contre la corruption des cadres dirigeants. «On se montrera impitoyable à l’égard des éléments corrompus», a averti M. Zhu devant la session plénière de l’Assemblée nationale populaire (ANP-Parlement). Pour frapper les esprits, la session a été précédée par l’annonce du limogeage et de l’ouverture d’une enquête judiciaire contre Cheng Kejie, un vice-président de l’ANP soupçonné d’être impliqué dans une affaire de corruption dans la région autonome du Guangxi (sud-ouest). Mais le plus gros scandale de l’histoire du pays est en cours d’investigation à Xiamen (sud-est), l’une des villes les plus dynamiques de Chine, où quelque 800 enquêteurs travaillent sur une affaire de contrebande encouragée par les autorités locales et évaluée à 10 milliards de dollars. La corruption, l’un des principaux motifs de colère de la population à l’égard du régime, est présentée comme «une question de vie ou de mort pour le Parti communiste» depuis une vingtaine d’années. Mais malgré des condamnations de plus en plus lourdes, le phénomène n’a guère diminué. Quelque 16 milliards de dollars de fonds publics ont ainsi encore été détournés en 1999, selon des chiffres officiels. «La lutte contre la corruption se déroule par à-coups, à travers des campagnes ponctuelles qui ne règlent pas le problème, parce que le mal n’est pas pris à la racine», relève M. Cabestan. Selon un diplomate occidental, les autorités continuent à traiter le problème en se fondant sur le proverbe chinois «tuer un poulet pour effrayer les singes», une allusion au côté dissuasif de la peine. Hu Changqing «a été exécuté uniquement parce qu’il y a une campagne en cours», a-t-il ajouté. Parmi les très hautes personnalités sanctionnées pour corruption ces dernières années figure l’ancien numéro un de la municipalité de Pékin, Chen Xitong, condamné à 16 ans de prison en 1998. M. Chen a été reconnu coupable d’avoir personnellement détourné 4,7 millions de dollars, mais sa qualité d’ancien membre du Politburo lui a permis d’échapper au peloton d’exécution, avaient alors expliqué les experts.
Pékin a tenu à faire un exemple de sa détermination à éradiquer la corruption en exécutant hier un ancien vice-gouverneur de province, devenu le plus haut responsable communiste mis à mort pour prévarication depuis un demi-siècle. Alors que la corruption dominait les débats de quelque 3 000 députés réunis à Pékin pour la session annuelle du Parlement, l’agence Chine nouvelle a annoncé que Hu Changqing, l’ancien vice-gouverneur du Jiangxi (est), avait été passé par les armes à Nanchang, la capitale de la province. Il avait été condamné à mort le mois dernier pour son implication dans une affaire de corruption portant sur 7 millions de yuans (843 000 dollars). «Nul n’est un cas particulier aux yeux de la loi dans la Chine socialiste», écrit le Quotidien du Peuple, dans un commentaire à paraître jeudi....