Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin contre le sida en utilisant un virus de la rage affaibli qui agit chez la souris en stimulant la production d’anticorps contre le virus de l’immuno-déficience humaine (VIH), selon une étude à paraître dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Le procédé consiste à prendre un virus de la rage affaibli pour acheminer une partie de l’enveloppe extérieure du VIH jusqu’à une cellule de l’animal, contraignant ainsi le système immunitaire à produire ses propres anticorps contre le VIH. «Cette approche, pour l’instant limitée aux essais sur la souris, donne des espoirs pour la mise au point finale d’un tel vaccin contre le VIH chez les humains», ont estimé les Dr Matthias Schnell et Roger Pomerantz, à la tête d’une équipe de chercheurs du centre médical de l’Université Jefferson, à Philadelphie (Pennsylvanie). «Le virus de la rage est le véhicule qui permet à la protéine de l’enveloppe du VIH de s’exprimer, attirant l’attention du système immunitaire», a déclaré le Dr Roger Pomerantz. Les scientifiques ont pris un virus de la rage, vivant mais affaibli, et l’ont recombiné en y insérant le gp160, le gène qui commande la production de la protéine composant l’enveloppe du VIH-1. Ils ont injecté l’ensemble dans des souris. Ils se sont ensuite aperçus que le système immunitaire de la souris était capable de reconnaître l’intrus et commençait à produire des anticorps contre le VIH, de même que des lymphocytes (globules blancs) cytotoxiques, capables de détruire les cellules infectées par le virus. Pour accélérer la production d’anticorps, les chercheurs ont donné un petit coup de pouce, sous la forme de l’injection d’une protéine différente du VIH, le gp120. Trois groupes de cinq souris chacun ont ensuite été testés : le premier avec un virus de la rage sans VIH ; et les deux autres avec un virus de la rage recombiné à plusieurs variétés du VIH.
Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin contre le sida en utilisant un virus de la rage affaibli qui agit chez la souris en stimulant la production d’anticorps contre le virus de l’immuno-déficience humaine (VIH), selon une étude à paraître dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Le procédé consiste à prendre un virus de la rage affaibli pour acheminer une partie de l’enveloppe extérieure du VIH jusqu’à une cellule de l’animal, contraignant ainsi le système immunitaire à produire ses propres anticorps contre le VIH. «Cette approche, pour l’instant limitée aux essais sur la souris, donne des espoirs pour la mise au point finale d’un tel vaccin contre le VIH chez les humains», ont estimé les Dr Matthias Schnell et Roger Pomerantz, à la tête d’une équipe de chercheurs du...
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