Lorsque l’œsophage et une partie de l’estomac accusent un engagement anormal à travers l’orifice du diaphragme, les organes abdominaux remontent dans le thorax, et on parle alors de hernie hiatale. Fréquente et de gravité variable, cette hernie évolue, dans la majorité des cas, silencieusement et il arrive qu’on en soit porteur sans le savoir. Malheureusement, lorsque ces symptômes se manifestent, c’est que déjà les complications ou les conséquences de l’anomalie sont installées: le reflux du liquide gastrique de l’estomac atteint l’œsophage. Or la muqueuse de ce segment du tube digestif n’est pas en mesure, à l’instar de celle de l’estomac, de se défendre contre la forte acidité des sécrétions gastriques. Il résulte donc une irritation caustique de l’œsophage, désignée comme «œsophagite peptique». La région hiatale, zone frontale fragile, a deux fonctions: a) laisser passer le bol alimentaire en assurant son passage à travers le diaphragme par l’orifice (appelé hiatus) vers l’œsophage, puis dans l’estomac; b) empêcher le bol de refluer dans l’œsophage une fois parvenu dans l’estomac. Des fois, les valves qui assurent ce processus connaissent des défaillances du système antireflux. Même si parfois l’anomalie (ou défaillance) a une cause fonctionnelle, la principale cause est le relâchement des structures anatomiques. Ce qui, en médecine, est désigné comme «hernie hiatale». Une irritation douloureuse vers le haut Le signe d’appel de la hernie hiatale est une brûlure, différente de celle de la gastrite ou de l’ulcère: elle irradie vers le haut, en arrière du sternum, entraînant des régurgitations. Mais quelquefois les symptômes sont moins typiques. La douleur est limitée au thorax imposant un bilan cardiologique qui oriente avec certitude le diagnostic vers l’origine réelle du mal: une hernie hiatale. D’autres fois, c’est l’anémie qui révèle la hernie en question. L’irritation permanente de la muqueuse de l’œsophage entraîne des pertes de substances muqueuses. Ces ulcérations saignent longtemps à bas bruit. Des fois, des mois durant. Résultat, l’anémie s’installe: fatigue, pâleur, essoufflement, malaises, hypotension. Une autre fausse piste classique peut orienter vers des causes éventuelles de troubles des poumons, une petite quantité d’acide gastrique ayant abouti, par inhalation, dans les voies respiratoires. Ce qui provoque toux, surtout la nuit, et même dans des cas extrêmes des crises d’asthme. Le diagnostic de cette hernie, on le réalise, est semé d’embûches. Heureusement, les nouveaux moyens d’exploration orientent avec précision vers la véritable source du mal.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lorsque l’œsophage et une partie de l’estomac accusent un engagement anormal à travers l’orifice du diaphragme, les organes abdominaux remontent dans le thorax, et on parle alors de hernie hiatale. Fréquente et de gravité variable, cette hernie évolue, dans la majorité des cas, silencieusement et il arrive qu’on en soit porteur sans le savoir. Malheureusement, lorsque ces symptômes se manifestent, c’est que déjà les complications ou les conséquences de l’anomalie sont installées: le reflux du liquide gastrique de l’estomac atteint l’œsophage. Or la muqueuse de ce segment du tube digestif n’est pas en mesure, à l’instar de celle de l’estomac, de se défendre contre la forte acidité des sécrétions gastriques. Il résulte donc une irritation caustique de l’œsophage, désignée comme «œsophagite...