La Pologne a enregistré ce week-end un double succès diplomatique avec la libération de son ambassadeur au Yémen enlevé par une tribu armée et celle de deux scientifiques polonaises retenues en otage depuis août en Tchétchénie. Dans une interview accordée à une radio publique polonaise peu après la libération, M. Suprowicz a indiqué que dès le début de son enlèvement il avait suivi une grève de la faim. «Elle avait pour but de montrer à ces gens fiers et très dignes qu’ils n’avaient aucun pouvoir sur moi et sur mon corps, qu’en fait c’est moi qui décidais de la fin de l’opération. J’ai voulu leur faire comprendre que cette opération ne pourrait se prolonger à l’infini», a dit M. Suprowicz. Il a ajouté avoir été bien traité par ses ravisseurs. D’autre part, les deux scientifiques polonaises, Zofia Fischer-Malanowska et Ewa Marchwinska-Wyrwal, otages en Tchétchénie depuis le 9 août, sont arrivées à Varsovie samedi soir. Elles ont déclaré avoir été abandonnées par leurs ravisseurs le 22 février près de Borzoï (gorges d’Argoun) en raison de la violence des combats engagés contre les troupes russes. «Nous n’avons pas été libérées, on nous a abandonnées sans protection pour que nous ne puissions pas nous en sortir», a déclaré Mme Marchwinska-Wyrwal à son arrivée à l’aéroport de Moscou avant de repartir pour Varsovie. «Nous avons été récupérées par des “Tchétchènes ordinaires” qui nous ont mis à l’abri et ont contacté un groupe des forces spéciales russes», a-t-elle ajouté. Ces libérations sans effusion de sang dans deux situations très différentes l’une de l’autre représentent un beau succès pour la diplomatie polonaise. Dans le cas des scientifiques polonaises, les autorités de Varsovie avaient mené discrètement des discussions avec les différentes parties en présence tout en affirmant publiquement qu’aucune rançon ne serait versée. En ce qui concerne son ambassadeur à Sanaa, le gouvernement polonais avait utilisé un langage à la fois prudent et ferme pour éviter d’envenimer la situation. Le Premier ministre polonais Jerzy Buzek et le ministre des Affaires étrangères Bronislaw Geremek ont adressé des lettres au président russe par intérim Vladimir Poutine, ainsi qu’au ministres russes des Affaires étrangères et de l’Intérieur pour remercier «toutes les institutions de la Fédération russe qui ont contribué à la libération des deux Polonaises». «Nous avons ici un exemple de coopération entre nos deux pays», a dit le président polonais Aleksander Kwasniewski, un ex-communiste qui avait récemment critiqué la coalition de centre-droit au pouvoir à Varsovie d’avoir provoqué une récente détérioration des relations polono-russes après l’expulsion de neuf diplomates russes.
La Pologne a enregistré ce week-end un double succès diplomatique avec la libération de son ambassadeur au Yémen enlevé par une tribu armée et celle de deux scientifiques polonaises retenues en otage depuis août en Tchétchénie. Dans une interview accordée à une radio publique polonaise peu après la libération, M. Suprowicz a indiqué que dès le début de son enlèvement il avait suivi une grève de la faim. «Elle avait pour but de montrer à ces gens fiers et très dignes qu’ils n’avaient aucun pouvoir sur moi et sur mon corps, qu’en fait c’est moi qui décidais de la fin de l’opération. J’ai voulu leur faire comprendre que cette opération ne pourrait se prolonger à l’infini», a dit M. Suprowicz. Il a ajouté avoir été bien traité par ses ravisseurs. D’autre part, les deux scientifiques polonaises,...
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