Augusto Pinochet, autorisé jeudi à rentrer au Chili, laisse derrière lui une ardoise de plusieurs millions d’euros : le coût de quinze mois de procédures judiciaires et de protection policière, dont le contribuable britannique devra éponger la plus grande part. Le Daily Telegraph avançait jeudi une facture totale de 15 millions de livres (24,7 millions d’euros) pour cette saga entamée en octobre 1998 avec l’arrestation surprise de l’ancien dictateur chilien sur un lit d’hôpital à Londres. Fin janvier, le ministre de l’Intérieur Jack Straw a chiffré, très provisoirement, l’ardoise judiciaire pour l’État britannique à 1,32 million de livres (2,15 millions d’euros), incluant les honoraires des avocats du ministère public et les frais d’audience devant la chambre des lords-juges. «Le traité d’extradition stipule que nous devons supporter les coûts de la procédure» initiée par la justice espagnole, souligne une porte-parole du ministère public britannique. Mais ce bilan n’inclut pas les honoraires du bataillon d’avocats recrutés par l’entourage du général de 84 ans, qui s’est assuré les services de l’un des cabinets les plus onéreux de Londres, Kingley Napley. La justice britannique avait enjoint l’été dernier le gouvernement d’en payer une partie. Surtout, il ne tient pas compte du coût énorme de la surveillance policière depuis octobre 1998 du général de 84 ans. Trois inspecteurs de Scotland Yard ont vécu en permanence dans sa demeure, tandis qu’à l’extérieur, des patrouilles ont monté quotidiennement la garde, tant pour écarter les curieux que pour éviter une «fuite» du prisonnier. Les partisans du caudillo ne sortiront pas non plus financièrement indemnes de cette affaire. Le général devra, selon la presse, régler à lui seul environ le tiers de la facture totale. L’octogénaire a vécu depuis plus d’un an dans une villa cossue du «Beverly Hills» londonien, dans le Surrey, au loyer mensuel évalué entre 6 000 et 10 000 livres (9 600 à 16 000 euros) par les agents immobiliers locaux. Il avait auparavant été pensionnaire d’une luxueuse clinique du nord de Londres. L’ancien dictateur peut compter sur la générosité de la fondation créée en son nom par un de ses anciens ministres pour payer pour ses frais colossaux. Elle a été alimentée par les contributions d’anciens dirigeants et sympathisants de la junte.
Augusto Pinochet, autorisé jeudi à rentrer au Chili, laisse derrière lui une ardoise de plusieurs millions d’euros : le coût de quinze mois de procédures judiciaires et de protection policière, dont le contribuable britannique devra éponger la plus grande part. Le Daily Telegraph avançait jeudi une facture totale de 15 millions de livres (24,7 millions d’euros) pour cette saga entamée en octobre 1998 avec l’arrestation surprise de l’ancien dictateur chilien sur un lit d’hôpital à Londres. Fin janvier, le ministre de l’Intérieur Jack Straw a chiffré, très provisoirement, l’ardoise judiciaire pour l’État britannique à 1,32 million de livres (2,15 millions d’euros), incluant les honoraires des avocats du ministère public et les frais d’audience devant la chambre des lords-juges. «Le traité...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.