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Actualités - Chronologie

La CDU évite la débâcle mais mesure l'ampleur des dégâts

L’Union chrétienne-démocrate (CDU) a pu mesurer pour la première fois dans le land du Schleswig-Holstein l’impact électoral du scandale financier dans lequel les conservateurs allemands se débattent depuis trois mois. Donné vainqueur avant les premières révélations sur les caisses noires du parti, Volker Rühe, ancien ministre de la Défense de Helmut Kohl, n’a pu que limiter les dégâts face à un Parti social-démocrate (SPD) revigoré par les déboires de l’opposition. Pourtant, le moral des chrétiens-démocrates allemands est tombé si bas que ces résultats ont été accueillis avec une forme de soulagement par certains leaders de la CDU. A cinquante-sept ans, le vice-président de la CDU est donné comme l’un des successeurs potentiels de Wolfgang Schnuble, président démissionnaire du parti. Un bon résultat dans le Schleswig-Holstein aurait conforté ses visées. Pour le politologue Claus Leggeurie, «Volker Rühe est de retour dans la course» pour ce poste de président, qui devrait sans doute être pourvu lors du congrès d’avril prochain. «Mais, ajoute-t-il, tous les autres candidats sont encore là». À commencer par Angela Merkel. Mais, écrit l’influent quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, «Rühe a peut-être sauvé le parti d’une débâcle plus grande encore. Mais ce scrutin va personnellement lui porter atteinte et Angela Merkel compte un adversaire de moins». Autre enseignement, tiré cette fois par les observateurs, la forte participation dans ce petit land du nord de l’Allemagne (69,5 % contre 71,8 % il y a quatre ans) et l’absence de recomposition totale du paysage politique ont été interprétées comme le signe que le scandale de la CDU n’avait pas profondément ébranlé la foi de l’électorat dans le système politique allemand. De nombreux politologues avaient redouté que le scandale financier ne provoque une véritable désintégration de la CDU et que la disparition de ce parti, au pouvoir pendant 33 des 50 dernières années, n’ouvre la voie à une formation radicale, du type de l’extrême droite autrichienne de Jörg Haider. «L’onde de choc de ce scandale n’a pas été tel que chaque électeur ait préféré rester chez lui ou voter pour des formations radicales. Une certaine normalité a été rétablie», commente le politologue Jürgen Falter. Les prochaines élections régionales auront lieu en mai dans le Land de Rhénanie-Westphalie, très peuplé et convoité par les états-majors politiques.
L’Union chrétienne-démocrate (CDU) a pu mesurer pour la première fois dans le land du Schleswig-Holstein l’impact électoral du scandale financier dans lequel les conservateurs allemands se débattent depuis trois mois. Donné vainqueur avant les premières révélations sur les caisses noires du parti, Volker Rühe, ancien ministre de la Défense de Helmut Kohl, n’a pu que limiter les dégâts face à un Parti social-démocrate (SPD) revigoré par les déboires de l’opposition. Pourtant, le moral des chrétiens-démocrates allemands est tombé si bas que ces résultats ont été accueillis avec une forme de soulagement par certains leaders de la CDU. A cinquante-sept ans, le vice-président de la CDU est donné comme l’un des successeurs potentiels de Wolfgang Schnuble, président démissionnaire du parti. Un bon...