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Actualités - Opinion

Arrêt sur image La compétition

Il est un mot qui définit parfaitement les préoccupations essentielles – comme j’aurais préféré qu’elles eussent été ésotériques – des mégalomanes de la programmation télévisée. Ce mot est «concurrence». Et il s’applique dans un esprit qui ne prévaut même plus dans les émissions sportives dont nous sommes saturés. Car il n’y a rien de plus déloyal que ce que pratiquent nos programmateurs, le dernier exemple en date étant l’interview de Mme Benazir Bhutto, programmée par les uns et court-circuitée par les autres. Face à tant de mauvaise foi, j’ai préféré ignorer l’une et l’autre! Et tant pis si j’ai raté le «scoop» de l’année. Ce n’est pas tout. Tout au long de la semaine, c’est à qui raflera la mise en faisant la nique aux autres: le lundi, on oppose Sajel Maoukaf à Mou’zam el-Nass et à Kadaya Wa Mahawer, le mardi, le duel oppose Khalik Bil Beyt à Massikom Bil Kheir. Le mercredi, c’est Raï el-Aam face à Siré Win Fatahet, le jeudi Tahkik et Kalam el-Nass, le samedi on use et abuse de variétés avec Chouf Hallak, Aal-Bab ya Chabab, Layali Loubnaniyate, tandis que le dimanche, c’est l’hécatombe entre Gisèle, Maguy et Maha... C’est tout juste si on ne retrouve pas les mêmes invités dans les émissions des unes ou des autres. À ces programmes de la soirée, s’ajoutent ceux de la matinée: dans ces «salons» où l’on cause, c’est à qui réunira le plus de monde. Et dans une pagaille indescriptible, on passe du choux au navet, de la culture physique à l’inculture mentale, en attendant que des chroniqueurs avertis commentent les mêmes exploits sportifs de la journée et que nos journalistes se retrouvent, micro en main, en train de harceler les mêmes politiciens «aux marches du palais», comme dans la chanson! On est presqu’au bord du pugilat. Vous avez dit «compétition»? P.S.: The Competition, film de Joel Oliansky avec Richard Dreyfuss.
Il est un mot qui définit parfaitement les préoccupations essentielles – comme j’aurais préféré qu’elles eussent été ésotériques – des mégalomanes de la programmation télévisée. Ce mot est «concurrence». Et il s’applique dans un esprit qui ne prévaut même plus dans les émissions sportives dont nous sommes saturés. Car il n’y a rien de plus déloyal que ce que pratiquent nos programmateurs, le dernier exemple en date étant l’interview de Mme Benazir Bhutto, programmée par les uns et court-circuitée par les autres. Face à tant de mauvaise foi, j’ai préféré ignorer l’une et l’autre! Et tant pis si j’ai raté le «scoop» de l’année. Ce n’est pas tout. Tout au long de la semaine, c’est à qui raflera la mise en faisant la nique aux autres: le lundi, on oppose Sajel Maoukaf à Mou’zam...