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Actualités - Chronologie

France-Pologne Le début d'un nouveau feuilleton

Symboliquement, les troupes de Roger Lemerre ont jeté mardi aux orties de Clairefontaine leur maillot de champion du monde de football pour présenter leur nouvelle tenue de scène pour l’Euro 2000. Ce mini-rassemblement de 48 heures au Centre technique Fernand-Sastre et le match contre la Pologne, ce soir au Stade de France, marquent en effet le début d’une nouvelle aventure pour une génération de vieux grognards qui aura à cœur de démontrer qu’elle n’a rien perdu de son talent ni de sa motivation. Pour une fois détendu, heureux d’avoir retrouvé ses troupes en bonne forme et de n’avoir à déplorer aucun bobo, le sélectionneur national s’est montré satisfait à l’heure du premier constat : «Tout le monde était content de se retrouver», a-t-il affirmé, ajoutant même : «On frise le côté club, la famille». Cet esprit de groupe, développé par Aimé Jacquet, et sauvegardé par Lemerre, revient dans toutes les conversations avec les joueurs. Le capitaine, Didier Deschamps, le premier, ne manque pas de donner le ton. «Bien sûr, tout peut évoluer dans les quatre prochains mois. Mais, pour que quelqu’un puisse intégrer le groupe, il faudra que quelqu’un parte, soit moins performant», souligne-t-il, en laissant clairement comprendre que cela ne lui paraît pas envisageable. Serein comme jamais, Lemerre est presque à deux doigts de communiquer officiellement la composition de l’équipe, qui n’est en fait un secret pour personne. De Barthez à Thuram, le bloc défensif habituel sera naturellement reconduit dans son intégralité, avec deux doublures de luxe, Leboeuf et Candela, que le sélectionneur place sur le même plan que les titulaires du départ. À ce niveau pas de problème, la machine est bien huilée. Wiltord et Trezeguet Au milieu, pas de révolution non plus dans la mesure où Petit reprendra son poste à côté de Deschamps en soutien de Zidane, au sommet de sa forme, et de l’électron libre Djorkaeff, auteur d’un but splendide avec Kaiserslautern en championnat. En fait, l’utilité de ces trois matches amicaux (l’Écosse et la Slovénie après la Pologne) avant que la liste des 22 ne soit officiellement communiquée, se situe au niveau de l’attaque. «Wiltord et Trezeguet sont bien là. Il faut juste trouver une animation et une mise en place pour qu’ils puissent s’exprimer à leur meilleur niveau», précise Lemerre. Cela sera d’ailleurs la première fois que cette paire débutera comme titulaire. Et puis, en deuxième période, on aura également l’occasion de voir Guivarc’h s’exprimer à son tour devant une défense polonaise un peu usée, alors qu’en général c’est lui qui essuie les plâtres. «Mais, pour tous ces attaquants, souligne encore Lemerre, ce qui est important c’est que les autres leur apportent aussi des solutions». Bien sûr, il n’y aura pas une grosse pression autour de ce match, «même s’il est fondamental de gagner, mais pas n’importe comment». Même si elle n’a pas réussi à se qualifier pour une grande compétition depuis la Coupe du monde de 1982, où elle avait fini troisième aux dépens... de la France, la Pologne «reste opiniâtre et volontaire à l’image du peuple polonais», prévient Lemerre. «La Pologne, en pleine reconstruction sur le plan footbalistique, a perdu de son lustre mais elle n’a pas perdu de ses qualités», précise encore le sélectionneur, spectateur attentif le 26 janvier de «la défaite naïve» contre l’Espagne (0-3). En fait, à quatre mois de l’ouverture de l’Euro, les Tricolores paraissent sereins, sûrs de leur force et avides de retrouver le climat de la compétition. Les trois coups seront donnés mercredi au Stade de France, théâtre de leur plus grand exploit.
Symboliquement, les troupes de Roger Lemerre ont jeté mardi aux orties de Clairefontaine leur maillot de champion du monde de football pour présenter leur nouvelle tenue de scène pour l’Euro 2000. Ce mini-rassemblement de 48 heures au Centre technique Fernand-Sastre et le match contre la Pologne, ce soir au Stade de France, marquent en effet le début d’une nouvelle aventure pour une génération de vieux grognards qui aura à cœur de démontrer qu’elle n’a rien perdu de son talent ni de sa motivation. Pour une fois détendu, heureux d’avoir retrouvé ses troupes en bonne forme et de n’avoir à déplorer aucun bobo, le sélectionneur national s’est montré satisfait à l’heure du premier constat : «Tout le monde était content de se retrouver», a-t-il affirmé, ajoutant même : «On frise le côté club, la...