– Tonie Marshall, quatre Césars (meilleure réalisatrice, meilleur film, meilleur scénario et meilleur espoir féminin à Audrey Tautou) pour Vénus Beauté : «Personne ne s’était imaginé que Vénus Beauté irait jusque-là. Ce qui arrive est quelque chose de tout à fait miraculeux et vous ne pouvez pas savoir à quel point j’en profite. Quand j’étais petite, je rêvais de participer à l’émission de radio “Reine d’un jour”. Quand j’ai eu l’âge, l’émission avait disparu. Mon rêve se réalise aujourd’hui et ça se passe exactement comme je l’imaginais. Je suis en lévitation. Je dédie mes Césars à ma mère, Micheline Presle, qui m’a fait aimer le cinéma». – Alain Delon, président des Césars 2000 : «J’ai accepté cette présidence d’abord pour remettre le César d’honneur à Georges Cravenne». À propos de ses critiques sur le cinéma français : «Comme je ne fais plus ce métier, j’ai le droit de dire tout ce que je pense. J’ai dit que j’accepterais de tourner si des réalisateurs comme Luc Besson ou Steven Spielberg me le demandaient. Je n’ai rien de quelqu’un de blessé. Je recommencerai à tourner si on me le propose. C’est une envie que l’on consomme à deux. Vous pouvez défiler, demander Delon à l’écran...». – Charlotte Gainsbourg, César de la meilleure actrice dans un second rôle : «Je suis très heureuse et j’ai réussi cette fois-ci à ne pas pleurer, comme je l’avais fait il y a 14 ans pour mon César du meilleur espoir. Je suis très émue et je sens que je ne vais plus profiter émotionnellement de ce César». – Pedro Almodovar, César du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère : «Je suis très ému car j’aime beaucoup la France, et le public français compte énormément pour moi». – Josiane Balasko, César d’honneur : «Quand on a annoncé que j’allais recevoir un César d’honneur, je me suis dit : “Ça sent le sapin...”. Je me trouve un peu jeune pour un César d’honneur mais on m’a dit qu’on le donnait bien avant l’âge de la retraite. Cela me donne en tout cas l’occasion de porter la belle robe que m’a faite Jean-Paul Gaultier. Un César est plus important pour ceux qui vous aiment que pour soi. Pour moi, la récompense du public est la plus importante». – Georges Cravenne, César d’honneur, créateur de la cérémonie en 1975 : «Recevoir à mon tour un des Césars que j’ai créés est le grand moment de mon existence. Je suis bouleversé et très ému. Ce moment valait la peine d’attendre 85 ans». – Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication, a salué le succès de Vénus Beauté (Institut). «Le triomphe de Vénus Beauté est très sympathique, c’est un film tendre et intéressant qui porte un regard libre et amusant sur un lieu particulier grâce à un jeu d’actrices magnifique. Tonie Marshall, comme elle l’a dit, s’est dépassée pour ce film et est aujourd’hui récompensée», a-t-elle dit. La ministre a estimé que «le palmarès fait preuve d’une très grande diversité à l’image du cinéma français qui ne se porte pas si mal malgré le scepticisme. On a constaté plus d’entrées en salle pour les films français depuis six mois». «Le choix de l’Académie des Césars permet de vivifier le cinéma français», a-t-elle encore dit. Mme Trautmann a également eu un mot pour deux réalisateurs étrangers salués samedi soir. «Je suis très heureuse de l’hommage qui a été rendu à Martin Scorcese qui est très attaché au patrimoine cinématographique avec un regard très attentif sur le cinéma français», a-t-elle affirmé. Quant à Pedro Almodovar, c’est, pour la ministre de la Culture, «un réalisateur qui porte un magnifique regard sur les femmes avec beaucoup d’amour et de justice».
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