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Actualités - Chronologie

Un programme allégé pour raisons de santé

À bientôt 80 ans, Jean-Paul II reprend son bâton de pèlerin, mais avec un programme désormais allégé au maximum en raison de sa santé irrémédiablement déclinante. Ainsi jeudi, après l’accueil privé du président égyptien Hosni Moubarak, seules deux visites de courtoisie au patriarche copte Shenouda III et au cheikh d’al-Azhar, Mohammed Sayed Tantawi, sont au programme. Vendredi, une messe le matin et une rencontre œcuménique l’après-midi sont prévues. Samedi, le pape restera deux heures au monastère orthodoxe Sainte-Catherine, avant de regagner Rome après une parenthèse inactive de quatre heures au Caire. Il est bien évident que la préoccupation de ménager les forces du chef de l’Église catholique l’emporte sur toute autre considération, bien qu’il soit apparu depuis quelque temps bien plus en forme que d’habitude. Un nouveau traitement lui aurait été prescrit pour contrôler l’évolution de la maladie de Parkinson dont il souffre et qui est accompagnée d’une hémiplégie faciale rendant son élocution souvent difficile, La question de l’état de santé de Jean-Paul II, qui aura 80 ans en mai, est revenue récemment au premier plan, après des déclarations du président de la conférence épiscopale allemande, Mgr Karl Lehmann, sur l’opportunité d’une démission du pape. «Je ne saurais pas à qui présenter ma démission», déclare invariablement Jean-Paul II. Le pape, qui apparaît toujours plus voûté et marche de plus en plus lentement, semble même prêt à en rajouter. Récemment, il a annoncé qu’il se rendrait le 13 mai à Fatima au Portugal pour béatifier les deux petits bergers qui auraient vu la Vierge le 13 mai 1917. Auparavant, il se sera rendu en Terre sainte fin mars. Si Jean-Paul II fait aujourd’hui plus vieux que son âge, c’est qu’il ne s’est jamais vraiment complètement remis de l’attentat perpétré en 1981 place Saint-Pierre par le terroriste turc Ali Agça qui l’avait grièvement blessé. Le pape a également derrière lui une longue histoire d’hospitalisations : pas moins de sept en 21 ans de pontificat. «Malgré les limitations qui surviennent avec l’âge, je conserve le goût de la vie. J’en rends grâce au Seigneur», a-t-il écrit le 26 octobre dernier dans une lettre à l’occasion de «l’année internationale des personnes âgées» de l’Onu. Sa force de caractère et sa capacité à transformer ses souffrances et ses difficultés physiques en occasions de prières s’avèrent pour lui bien plus importantes que tout remède. Ce qui n’empêche pas son médecin personnel, Renato Buzzonetti, 72 ans, de lui administrer parfois des médications robustes. Il sera constamment à son côté en Égypte, où un dispositif d’intervention d’urgence a été organisé au Caire prêt à intervenir à la demande du médecin du pape.
À bientôt 80 ans, Jean-Paul II reprend son bâton de pèlerin, mais avec un programme désormais allégé au maximum en raison de sa santé irrémédiablement déclinante. Ainsi jeudi, après l’accueil privé du président égyptien Hosni Moubarak, seules deux visites de courtoisie au patriarche copte Shenouda III et au cheikh d’al-Azhar, Mohammed Sayed Tantawi, sont au programme. Vendredi, une messe le matin et une rencontre œcuménique l’après-midi sont prévues. Samedi, le pape restera deux heures au monastère orthodoxe Sainte-Catherine, avant de regagner Rome après une parenthèse inactive de quatre heures au Caire. Il est bien évident que la préoccupation de ménager les forces du chef de l’Église catholique l’emporte sur toute autre considération, bien qu’il soit apparu depuis quelque temps bien plus en forme...