Environnement - Inquiétude à l'approche du Carnaval Trop sale, Rio
le 18 février 2000 à 00h00
À trois semaines du carnaval, la pollution des plages par les égouts porte une dure atteinte à l’image de Rio, qualifiée de «ville merveilleuse», et inquiète les responsables du secteur touristique. «Nous sommes très inquiets. Le problème de la saleté des plages doit être résolu au plus vite sinon tous nos efforts pour redorer l’image de la ville n’auront servi à rien», a déclaré M. Franciso Grabowski, vice-président de l’Association brésilienne de l’industrie hôtelière (ABIH). «Cela arrive au moment où les touristes commençaient à revenir à Rio, délaissée en raison de la violence, et c’est inacceptable», a précisé M. Grabowski. Au cours des dernières années, les autorités et l’initiative privée locales ont déployé tous leurs efforts pour redorer l’image de Rio. L’année dernière, la ville est passée par un «lifting» de 15 millions de dollars, le nombre de policiers mobilisés dans les rues a augmenté et un commissariat spécial pour les touristes a été créé. Mais, selon le responsable de l’ABIH, «la saleté de l’eau et du sable pourrait faire fuir les touristes à moyen terme et porter préjudice aux plans de croissance du secteur». Du réveillon au carnaval, la ville aura reçu 30 % de plus de visiteurs que l’année dernière, selon les estimations des hôteliers mais ceux-ci «redoutent une baisse du tourisme pour la prochaine saison si rien n’est fait pour nettoyer les plages». «Les autorités doivent prendre conscience de ce que les plages sont le bien naturel le plus important dont Rio dispose», a-t-il dit. Si la statue du Christ aux bras ouverts qui surplombe la ville depuis 68 ans a commencé à être restaurée, selon un projet évalué à 1,7 million de dollars, les plages doivent être maintenant la priorité du gouvernement, a conclu M. Grabowski. Il y a dix jours, les pluies diluviennes ont fait déborder plusieurs égouts de la ville et provoqué d’immenses taches noires nauséabondes sur les plages de Copacabana, Ipanema et Leblon. Favelas et riches Le week-end dernier, la pollution des égouts a atteint la grande lagune de la ville et forcé la mairie à annoncer des «travaux d’urgence» pour augmenter le réseau d’écoulement des eaux. Des techniciens du secrétariat municipal de travaux publics affirment que les galeries d’écoulement des égouts de la ville sont surchargées du fait qu’il existe des branchements clandestins provenant des favelas de la région. Ils estiment aussi que c’est la faute de la Compagnie locale des eaux (Cedae) dont les canalisations sont trop étroites. Le directeur de la Cedae rétorque que son entreprise a fait don à la mairie de tuyaux plus gros qui n’ont pas encore été installés. La dispute dure depuis un an. «La Cedae investira cette année 28 millions de dollars dans le changement des canalisations d’égouts de la zone sud où se trouvent les plages touristiques», a déclaré à l’AFP, mercredi, M. Aurelio Gimenes, porte-parole de l’entreprise. À la demande du gouvernement local, la Cedae diffusera publiquement le nom et l’adresse des principaux pollueurs qui ont fait des raccordements clandestins sur les égouts. «Il y a des favelas mais aussi des gens riches», a affirmé M. Gimenes.
À trois semaines du carnaval, la pollution des plages par les égouts porte une dure atteinte à l’image de Rio, qualifiée de «ville merveilleuse», et inquiète les responsables du secteur touristique. «Nous sommes très inquiets. Le problème de la saleté des plages doit être résolu au plus vite sinon tous nos efforts pour redorer l’image de la ville n’auront servi à rien», a déclaré M. Franciso Grabowski, vice-président de l’Association brésilienne de l’industrie hôtelière (ABIH). «Cela arrive au moment où les touristes commençaient à revenir à Rio, délaissée en raison de la violence, et c’est inacceptable», a précisé M. Grabowski. Au cours des dernières années, les autorités et l’initiative privée locales ont déployé tous leurs efforts pour redorer l’image de Rio. L’année dernière,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.