Roger Lemerre a officiellement donné le coup d’envoi de l’Euro 2000, hier à Paris, en communiquant deux listes de 18 noms de joueurs, pour former les équipes de France et de France A’, d’où sortiront la quasi-totalité des 22 élus pour le championnat d’Europe. Mais, fidèle à son image et à ses habitudes, avant même de commenter ses choix, le sélectionneur national a tenu à rappeler, répondant ainsi à certaines critiques larvées concernant l’omnipotence des mondialistes, que «personne n’a de droits quand il s’agit de l’équipe de France». Évoquant ainsi «l’instabilité dans le comportement, dans la performance, de la quasi-totalité des équipes de notre championnat», Roger Lemerre demande «à tous les postulants à la sélection de se remettre en cause, de bien se gérer, pour faire preuve, dans les trois mois à venir, de cette régularité dans la qualité et le comportement hors desquels il n’y a ni performance ni salut». Sur ces bases, Roger Lemerre a donc communiqué deux listes sans surprise. Pour jouer contre la Pologne, le 23 février au Stade de France, on retrouve ainsi quinze champions du monde, les non titrés étant le gardien messin Lionel Letizi, dont ce sera le retour, et les attaquants Tony Vairelles (Lyon) et Sylvain Wiltord (Bordeaux) devenus des piliers du groupe France. Sur les 18 joueurs retenus, onze évoluent à l’étranger, dont l’intégralité du bloc défensif, quatre des sept Français se retrouvant au niveau des attaquants. « Des certitudes » Mais, il y aura également du beau monde chez les A’, pour affronter la Belgique A’, le 22 février à Waregem, qui pourront compter sur dix anciens Bleus, totalisant 92 sélections, dont trois champions du monde. Cela sera notamment l’occasion de «mettre en situation dans une disposition profitable pour lui», le meneur monégasque Sabri Lamouchi, mais aussi Ludovic Giuly. Au niveau des absents, le sélectionneur a rendu un hommage vibrant à Alain Boghossian, «qui avec son charisme naturel représente un peu l’âme de l’équipe de France» et adressé un message chaleureux à Nicolas Anelka, en proie au doute après ses blessures à répétition depuis son arrivée au Real Madrid. «Il a encore le temps (de reprendre sa place dans le groupe). Quand on a 21 ans, c’est formidable de jouer au foot. Petit Nicolas, amuse-toi», a lancé le sélectionneur. En ce qui concerne les autres absences notoires, le sélectionneur a précisé que Christophe Dugarry, «dans la mouvance de son récent transfert» était «l’exception qui confirmait la règle», que les choses étaient «aussi claires avec Florian Maurice qu’avec Dugarry» et que Stéphane Porato, qui purge une longue suspension avec son club, «aurait été très mal à l’aise si je l’avais convoqué». Ainsi, le sélectionneur ne veut fermer la porte à personne, même s’il reconnaît avoir «dans (ma) tête les trois gardiens» et «des certitudes sur le plan offensif où l’on a quelques points forts». Alors, ce match contre la Pologne, mais surtout le stage à partir de lundi, permettra aux mondialistes «qui ont des devoirs» de se «repositionner vis-à-vis d’un objectif». La préparation de l’Euro est entamée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Roger Lemerre a officiellement donné le coup d’envoi de l’Euro 2000, hier à Paris, en communiquant deux listes de 18 noms de joueurs, pour former les équipes de France et de France A’, d’où sortiront la quasi-totalité des 22 élus pour le championnat d’Europe. Mais, fidèle à son image et à ses habitudes, avant même de commenter ses choix, le sélectionneur national a tenu à rappeler, répondant ainsi à certaines critiques larvées concernant l’omnipotence des mondialistes, que «personne n’a de droits quand il s’agit de l’équipe de France». Évoquant ainsi «l’instabilité dans le comportement, dans la performance, de la quasi-totalité des équipes de notre championnat», Roger Lemerre demande «à tous les postulants à la sélection de se remettre en cause, de bien se gérer, pour faire...