L’opposition progressiste, tolérée mais empêchée de participer aux élections législatives, reste toutefois dans la course en ayant réussi à inscrire cinq de ses candidats sous l’étiquette d’indépendants. Ces candidats, présentés par les nationaux religieux du Melli Mazhabi, proche du Mouvement de libération de l’Iran (MLI) de M. Ibrahim Yazdi, ont réussi à être officiellement candidats. Ils sont passés par les mailles du filet du ministère de l’Intérieur et du Conseil de surveillance, s’étant présentés comme indépendants. «Nous allons tout faire pour soutenir ces hommes, dont trois porteront nos couleurs à Téhéran, l’un à Ahwaz (sud-ouest), un autre à Ghazvin (centre)», explique l’économiste Fariborz Raisdana, dont la candidature a été rejetée. Lui-même prédit une victoire, mais mesurée, des réformateurs. «En tout cas, je ne pense pas que l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani», qui est tête de liste des conservateurs et des modérés, «sortira renforcé de ces élections, même s’il est élu», affirme-t-il dans une déclaration. La candidature du chef du MLI, M. Ibrahim Yazdi, ancien ministre de Mehdi Bazargan, le tout premier chef du gouvernement de l’Iran islamique, et celle de 24 de ses partisans ont été rejetées. Dans une déclaration, il a protesté contre cette interdiction. Il en a aussi appelé, en vain, au président réformateur Mohammad Khatami. Depuis les premières législatives de l’Iran islamique, le MLI, fondé par M. Bazargan, mais aussi le Front national et d’autres petits mouvements laïcs sont privés d’élection. Pourtant, depuis la victoire de M. Khatami à la présidentielle de mai 1997, ils se sentent moins isolés. Et leur éviction, dans le scrutin du 18 février, a été plus cruellement ressentie que lors des précédentes élections. Ils se sont, en quelques mois, nettement rapprochés des réformateurs, y compris religieux, souligne M. Yazdi. Mais ils sont toujours tout autant récusés par les conservateurs, qui ont solennellement demandé, en novembre dernier, à la gauche religieuse de rejeter les «intrus», terme désignant généralement le MLI. Pendant son procès en novembre dernier pour propagande anti-islamique, l’ancien ministre de l’Intérieur, le réformateur Abdollah Nouri, a réhabilité la figure de M. Bazargan, personnalité progressiste, formé à l’École polytechnique en France, qui a vivement soutenu l’imam Khomeiny lors de la révolution islamique. Faute de participer au scrutin, le Melli Mazhabi a établi sa propre liste de 17 candidats, sur les 30 en lice à Téhéran, auxquels il a apporté son soutien. Parmi les personnalités soutenues, figure le frère du président, Mohammad-Reza Khatami, qui conduit la liste du front de la Participation (Mocharékat), formation de la gauche réformatrice et parti du président. Ali-Reza Nouri, le frère d’Abdollah Nouri, et Djamileh Kadivar, une des femmes les plus en vue de la gauche, qui est l’épouse du ministre de la Culture et de l’Orientation islamique Ataollah Mohadjerani, y figurent également.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’opposition progressiste, tolérée mais empêchée de participer aux élections législatives, reste toutefois dans la course en ayant réussi à inscrire cinq de ses candidats sous l’étiquette d’indépendants. Ces candidats, présentés par les nationaux religieux du Melli Mazhabi, proche du Mouvement de libération de l’Iran (MLI) de M. Ibrahim Yazdi, ont réussi à être officiellement candidats. Ils sont passés par les mailles du filet du ministère de l’Intérieur et du Conseil de surveillance, s’étant présentés comme indépendants. «Nous allons tout faire pour soutenir ces hommes, dont trois porteront nos couleurs à Téhéran, l’un à Ahwaz (sud-ouest), un autre à Ghazvin (centre)», explique l’économiste Fariborz Raisdana, dont la candidature a été rejetée. Lui-même prédit une victoire, mais...