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Actualités - Chronologie

Un parti islamiste dénonce la visite d'Enrico Macias

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas) s’oppose à la tournée que compte entreprendre en Algérie, à partir du 16 mars, le chanteur juif pied-noir français Enrico Macias, selon un communiqué de ce parti rendu public hier. «Le mouvement refuse toutes les tentatives de normalisation avec l’ennemi sioniste sous toutes ses formes, notamment culturelles, qu’on veut concrétiser à travers la visite du chanteur israélite», selon ce texte du bureau exécutif du parti. Le MSP appelle également «les forces nationalistes sincères à s’unir face aux politiques d’introduction des juifs qui ont joué un très grand rôle en soutenant le colonisateur et en combattant la Révolution». Enrico Macias, natif de Constantine (est), compte revenir pour la première fois en Algérie qu’il a quittée à l’indépendance en juillet 1962. Le chanteur doit donner six concerts dans plusieurs villes d’Algérie où il a gardé une grande popularité. Le premier de ces concerts aura lieu à Constantine. Une polémique avait surgi dès l’annonce d’une tournée d’Enrico Macias en Algérie. Des personnalités conduites par l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdelaziz Belkhadem et l’ancien chef du Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA-dissous) de l’ancien président Ahmed Ben Bella, Khaled Bensmaïn, qui avaient lancé en novembre une croisade contre la normalisation entre l’Algérie et Israël, ont appelé à s’opposer à la tournée du chanteur. L’Algérie et Israël, qui n’entretiennent aucune relation officielle, ont repris il y a plus d’un an des contacts secrets entamés dans les années 1980, ont révélé en juillet 1999 des anciens responsables israéliens. Dans un entretien hier au journal Le Quotidien d’Oran, M. Khaled Bensmaïn a expliqué que son opposition à la tournée du chanteur n’était pas fondée sur le fait qu’il soit juif mais parce qu’il avait fait «partie du corps de la Territoriale», qui ont combattu les algériens aux côtés de l’armée durant la guerre d’indépendance (1954-1962). Il a ajouté qu’Enrico Macias avait notamment affiché ses idées sionistes et avait «chanté pour la soldatesque israélienne» lors de la première guerre israélo-arabe en 1967. De son côté, le quotidien Sawt el-Ahrar, du Front de libération nationale (FLN-ancien parti unique), a estimé que cette visite était «politique» et que le chanteur Enrico Macias, en se faisant accompagner par 200 familles juives, voulait «réhabiliter les Juifs français (...) qui avaient soutenu le colonialisme et combattu la Révolution». De son côté, Enrico Macias avait indiqué qu’il préparait «ardemment (son) voyage». «Rien ne m’arrêtera car je n’oublierai jamais le geste du président Bouteflika qui est en train de détruire tous les tabous», a-t-il ajouté dans un entretien, la semaine dernière, au quotidien algérien El-Watan. Le chanteur avait rencontré en novembre à Monaco le président Abdelaziz Bouteflika qui lui a rendu hommage. L’été dernier, à Constantine, M. Bouteflika avait salué l’apport des Juifs à la culture de cette ville. «Je serai en Algérie pour le peuple algérien, pour le président Bouteflika et mon Algérie», avait affirmé Enrico Macias.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas) s’oppose à la tournée que compte entreprendre en Algérie, à partir du 16 mars, le chanteur juif pied-noir français Enrico Macias, selon un communiqué de ce parti rendu public hier. «Le mouvement refuse toutes les tentatives de normalisation avec l’ennemi sioniste sous toutes ses formes, notamment culturelles, qu’on veut concrétiser à travers la visite du chanteur israélite», selon ce texte du bureau exécutif du parti. Le MSP appelle également «les forces nationalistes sincères à s’unir face aux politiques d’introduction des juifs qui ont joué un très grand rôle en soutenant le colonisateur et en combattant la Révolution». Enrico Macias, natif de Constantine (est), compte revenir pour la première fois en Algérie qu’il a quittée à...