L’affaire de la fatwa contre l’écrivain britannique Salman Ruhsdie, qui semblait appartenir au passé depuis le réchauffement des relations Téhéran-Londres, ressurgit en pleine campagne électorale iranienne, qu’elle vient troubler soudainement. Ce thème, qui a empoisonné les relations entre l’Iran et les pays occidentaux pendant dix ans – de 1989, date de la fatwa (décret religieux) de l’imam Khomeiny, à 1999 – était jusqu’ici ignoré de la campagne des élections législatives, dont le premier tour a lieu vendredi. Mais une coïncidence de date, la fatwa – qui a été prononcée il y a onze ans jour pour jour lundi – a donné l’occasion au camp conservateur, arc-bouté sur les principes de la révolution, d’exploiter à nouveau cette affaire, non véritablement enterrée puisqu’aucune autorité religieuse chiite ne peut «supprimer» la décision de l’imam Khomeiny. Coup sur coup, un organisme d’État, dirigé par les conservateurs, l’Organisation de la propagande islamique, puis le Corps des gardiens de la révolution (Pasdaran), et le 15 khordad, une association islamique qui avait mis à prix la tête de Salman Rushdie, ont rappelé que la fatwa était toujours «en vigueur». Chaque année, à la même époque, ces mouvements tentent de remobiliser les Iraniens sur l’affaire Rushsdie, qu’ils estiment toujours d’actualité, malgré le rapprochement entre les pays européens et l’Iran. Lors d’une Conférence de presse lundi, le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi a rappelé qu’il n’avait effectivement «jamais été question d’annuler la fatwa», mais que Londres et Téhéran avaient néanmoins décidé de «normaliser leurs relations», l’affaire Ruhsdie n’étant plus un obstacle à cet égard. Commentant les déclarations d’organisations conservatrices dimanche soir sur la pérennité de la fatwa, M. Kharazi, qui a récemment rencontré à Londres le Premier ministre Tony Blair, a souligné que de telles organisations «n’étaient pas représentatives du gouvernement iranien».
L’affaire de la fatwa contre l’écrivain britannique Salman Ruhsdie, qui semblait appartenir au passé depuis le réchauffement des relations Téhéran-Londres, ressurgit en pleine campagne électorale iranienne, qu’elle vient troubler soudainement. Ce thème, qui a empoisonné les relations entre l’Iran et les pays occidentaux pendant dix ans – de 1989, date de la fatwa (décret religieux) de l’imam Khomeiny, à 1999 – était jusqu’ici ignoré de la campagne des élections législatives, dont le premier tour a lieu vendredi. Mais une coïncidence de date, la fatwa – qui a été prononcée il y a onze ans jour pour jour lundi – a donné l’occasion au camp conservateur, arc-bouté sur les principes de la révolution, d’exploiter à nouveau cette affaire, non véritablement enterrée puisqu’aucune autorité...
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