Dents - Ni taille, ni dévitalisation Bridge révolutionnaire
le 11 février 2000 à 00h00
Une prothésiste dentaire marseillaise a mis au point un nouveau procédé économique de bridge, évitant taille et dévitalisation des dents de soutènement en se logeant grâce à un système de coquilles, entre les dents qui restent vivantes. «Je suis passionnée par mon métier», s’exclame Patricia Poussel, 41 ans, qui vient d’être distinguée au Salon international des inventeurs de Lyon. «J’ai commencé à chercher un moyen de poser des bridges pour éviter les prothèses mobiles aux cardiaques auxquels on ne peut pas dévitaliser les dents», explique-t-elle. “ Chez ces malades, les dents dévitalisées peuvent entraîner la formation de kystes, d’infections et d’endocardites qui peuvent être mortelles», ajoute cette technicienne. «Les prothèses amovibles ce n’est jamais le confort, le bonheur». Son bridge «indescellable» prend appui entre deux dents, grâce à des «onlays» (des coquilles en forme de demi-calottes) reliés entre eux par un système de poutres. Les onlays portent des attachements trapézoïdaux sur lesquels sont insérées les fausses dents, en métal, en résine ou en céramique. Elles sont ensuite collées avec de la résine (4 méta TBB) puis définitivement fixées avec deux clavettes, invisibles sur la face externe de la dent. Technique « extrêmement séduisante » La prothésiste, qui professe depuis vingt-trois ans, a déposé un brevet pour protéger son invention. Elle a obtenu le 7 février la Coupe Rhone-Alpes du Salon international des inventeurs de Lyon. Depuis que son procédé est connu, de nouveaux praticiens en dentisterie font appel à ses services. «Je ne travaille jamais directement avec des patients. Je fabrique toujours les prothèses à la demande de stomatologues ou de chirurgiens dentistes», insiste Mme Poussel. Un ancien doyen de la faculté d’odontologie de Marseille, qui tient à garder l’anonymat parce qu’il professe encore, a apporté son soutien à l’inventrice. «Vous avez de la sorte exaucé le vœu de très nombreux praticiens depuis la naissance de l’odontologie et dans tous les cas de tous les patients si perturbés de voir “mutiler” des dents saines pour réaliser des appuis des prothèses fixées», écrit-il dans une lettre à Mme Poussel. L’ancien doyen juge cette technique «extrêmement séduisante» et indique que ses «collaborateurs spécialistes de prothèses ont été également enthousiasmés par cette méthode conservatrice et simple».
Une prothésiste dentaire marseillaise a mis au point un nouveau procédé économique de bridge, évitant taille et dévitalisation des dents de soutènement en se logeant grâce à un système de coquilles, entre les dents qui restent vivantes. «Je suis passionnée par mon métier», s’exclame Patricia Poussel, 41 ans, qui vient d’être distinguée au Salon international des inventeurs de Lyon. «J’ai commencé à chercher un moyen de poser des bridges pour éviter les prothèses mobiles aux cardiaques auxquels on ne peut pas dévitaliser les dents», explique-t-elle. “ Chez ces malades, les dents dévitalisées peuvent entraîner la formation de kystes, d’infections et d’endocardites qui peuvent être mortelles», ajoute cette technicienne. «Les prothèses amovibles ce n’est jamais le confort, le bonheur». Son...
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