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Actualités - Chronologie

Un festival né de la guerre

Le président allemand Johannes Rau a déclaré la Berlinale ouverte en rendant hommage à Wim Wenders, soulignant que près de quinze ans après son film Les Ailes du désir, tourné dans une ville encore coupée en deux par le Mur, «le ciel au-dessus de Berlin (traduction littérale du titre allemand, NDLR) n’est plus un ciel partagé». M. Rau a également lancé un plaidoyer pour le maintien d’une place particulière du cinéma, se félicitant des efforts entrepris «avec le gouvernement français et nos partenaires au sein de l’Union européenne pour que la culture et l’art ne soient pas traités comme n’importe quel produit après une poursuite de la libéralisation du commerce mondial». Soulignant que «la Berlinale est un festival né de la guerre», il a estimé qu’«elle aide à maintenir vivant le souvenir de beaucoup de réalisateurs et d’acteurs de confession juive qui ont dû quitter l’Allemagne dans les années 1930 et qui ont pu, pour certains, poursuivre leur carrière avec succès aux États-Unis». Avant lui, le maire de la ville, Eberhard Diepgen, avait lui aussi lancé un hommage à Wenders en rappelant que la Potsdamer Platz, où se trouve le rutilant complexe accueillant la Berlinale, était l’un des endroits centraux des Ailes du désir à l’époque où elle n’était encore qu’une vaste place désolée. «Ici commence quelque chose de nouveau pour la Berlinale», qui a déménagé de l’ouest de la ville pour se rentre dans un quartier autrefois situé de l’autre côté du Mur, a souligné le ministre délégué à la Culture, Michael Naumann. Mercredi, en début de soirée, les stars étaient arrivées sous les applaudissement des badauds, avec en tête le réalisateur du film d’ouverture, Wim Wenders, son coproducteur, le chanteur Bono et la présidente du jury, la star chinoise Gong Li.
Le président allemand Johannes Rau a déclaré la Berlinale ouverte en rendant hommage à Wim Wenders, soulignant que près de quinze ans après son film Les Ailes du désir, tourné dans une ville encore coupée en deux par le Mur, «le ciel au-dessus de Berlin (traduction littérale du titre allemand, NDLR) n’est plus un ciel partagé». M. Rau a également lancé un plaidoyer pour le maintien d’une place particulière du cinéma, se félicitant des efforts entrepris «avec le gouvernement français et nos partenaires au sein de l’Union européenne pour que la culture et l’art ne soient pas traités comme n’importe quel produit après une poursuite de la libéralisation du commerce mondial». Soulignant que «la Berlinale est un festival né de la guerre», il a estimé qu’«elle aide à maintenir vivant le...