Le Shin Beth accusé de torture par le contrôleur de l'Etat
le 10 février 2000 à 00h00
Le service de sécurité intérieure israélien (Shin Beth) a été accusé d’avoir torturé des Palestiniens et d’avoir menti à la justice sur ses méthodes d’interrogatoires entre 1988 et 1992, dans un rapport du bureau du contrôleur de l’État vieux de cinq ans qui a été rendu public hier. Le rapport, jusqu’alors secret, affirme que le Shin Beth n’a pas tenu compte des restrictions qui lui avaient été imposées après la mort sous les coups de suspects Palestiniens. Ces restrictions lui imposaient de s’en tenir en règle générale à des «pressions physiques modérées» lors des interrogatoires durant l’intifada, le soulèvement populaire palestinien qui dura de 1987 à 1993. Ces «pressions physiques modérées», qui consistent notamment à priver de sommeil le suspect durant plusieurs jours ou à le contraindre à se tenir dans des poses douloureuses, ont été elles mêmes dénoncées comme des tortures par des associations de défense des droits de l’homme. Mais selon le rapport, rédigé en 1995, les agents du Shin Beth poussaient encore plus loin leurs interrogatoires, avec le soutien de leurs supérieurs. «Ces bavures ont été faites en toute connaissance de cause. Des agents du Shin Beth à la prison de Gaza ont dévié systématiquement des normes et leurs supérieurs ne les en ont pas empêchés», souligne le rapport, rédigé par l’ancien contrôleur de l’État, Mme Myriam Ben Porat. Le rapport accuse également des agents du Shin Beth d’avoir menti sur la gravité des sévices qu’ils infligeaient aux suspects, «les uns mentant à la justice, les autres mentant dans les rapports à leurs supérieurs». «L’affirmation des chefs du Shin Beth selon lesquels les interrogatoires étaient menés conformément aux consignes de retenue n’a aucune base dans la réalité», affirme le texte. Gardé cinq ans sous le manteau, le rapport a été publié à la suite d’un arrêt, le 6 septembre, de la Cour suprême mettant hors-la-loi la torture en Israël. La Cour suprême avait jugé «illégales» les méthodes d’interrogatoires, y compris les «pressions physiques modérées» utilisées en premier lieu contre des suspects palestiniens.
Le service de sécurité intérieure israélien (Shin Beth) a été accusé d’avoir torturé des Palestiniens et d’avoir menti à la justice sur ses méthodes d’interrogatoires entre 1988 et 1992, dans un rapport du bureau du contrôleur de l’État vieux de cinq ans qui a été rendu public hier. Le rapport, jusqu’alors secret, affirme que le Shin Beth n’a pas tenu compte des restrictions qui lui avaient été imposées après la mort sous les coups de suspects Palestiniens. Ces restrictions lui imposaient de s’en tenir en règle générale à des «pressions physiques modérées» lors des interrogatoires durant l’intifada, le soulèvement populaire palestinien qui dura de 1987 à 1993. Ces «pressions physiques modérées», qui consistent notamment à priver de sommeil le suspect durant plusieurs jours ou à le...
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