La place de Beyrouth était fermée hier en raison du chômage officiel observé à l’occasion de la fête de Saint-Maron. Les établissements de crédit et la Bourse de Beyrouth reprendront leurs activités normalement dès aujourd’hui. Rappelons que le dollar avait clôturé la veille selon la Banque du Liban (BDL) au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL alors qu’il s’était négocié sur le marché interbancaire légèrement au-dessous de ce niveau entre 1 504,50 et 1 505,50 LL, dans un climat de prudence et d’expectative au lendemain de l’agression israélienne contre le Liban. L’euro se stabilise juste au-dessus de 0,99 dollar À l’étranger, l’euro a oscillé autour du seuil de 0,99 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, conforté par l’adoption d’importantes réformes fiscales par le gouvernement allemand d’un côté, mais déçu d’un autre côté par les chiffres moins bons que prévu de la production industrielle en Allemagne. La monnaie unique européenne a donc évolué assez activement face au billet vert, avec des mouvements de ventes des deux côtés, alors que les opérateurs cherchaient à tester différents seuils. Mais on a remarqué que tout rapprochement de l’euro vers la parité avec le dollar constituait une occasion de le vendre car son marché manquait toujours de données pour prendre une direction claire. C’est ainsi qu’après avoir fait hier une incursion vers la parité 1,0001 dollar, après l’ouverture en forte baisse de Wall Street, l’euro a fini par s’essouffler. Il semble qu’il a manifesté beaucoup de résistance autour de la parité avec le dollar sans pour autant avoir de l’élan pour se maintenir à ce niveau. Pourtant, la monnaie unique européenne a bénéficié de l’adoption par le gouvernement allemand d’importantes réformes fiscales, en particulier la non-imposition pour les entreprises étrangères des plus-values sur la vente de participations industrielles et la diminution de l’impôt sur les bénéfices à 25 %, contre 40 % actuellement, pour les sociétés par actions et à responsabilité limitée. Ces réformes, qui devraient en principe encourager les étrangers à investir dans la zone euro, ont été interprétées comme étant des mesures favorables à la monnaie européenne sans pour autant permettre d’effacer la déception des investisseurs de la publication de chiffres sur la production industrielle allemande en hausse de seulement 0,7 % en décembre, alors que la plupart des analystes tablaient sur une hausse entre 1, et 1,5 %. Par ailleurs, le yen s’est légèrement replié hier après l’annonce d’une baisse de 1 % du produit intérieur brut (PIB) japonais au deuxième trimestre de l’exercice en cours qui s’achève en mars par rapport au trimestre précédent selon le calendrier nippon. Cela d’autant que les autorités japonaises s’attendent à un chiffre encore plus négatif pour le troisième trimestre, qui sera publié début mars. Quant à la livre sterling, elle a évolué dans des marges étroites à la veille d’une décision de la Banque d’Angleterre sur les taux d’intérêt britanniques aujourd’hui, que la plupart des analystes s’attendent à voir remonter d’un quart de point en pourcentage à 6 %. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton faible à irrégulier, comme suit : – 0,9920 pour un euro contre 0,9855, la veille – 1,6140 pour un sterling contre 1,6120 – 1,9705 DM contre 1,9845 – 6,6090 FF contre 6,6560 – 1,6215 FS contre 1,6315 – 1 950,90 lires contre 1 964,75 – 109,15 yens contre 109,50. Baisse de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a amorcé un mouvement de retraite hier avec le recul de l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielle (DJIA) et celui de la Bourse électronique Nasdaq. À cela auraient contribué la désaffection des investisseurs pour les valeurs industrielles d’un côté et les attaques informatiques ciblées sur certains sites en vogue et le mouvement de repli général du secteur après sa forte progression depuis le début de la semaine de l’autre. L’annonce par le département américain du Commerce que les stocks des entreprises n’auraient augmenté que de 0,4 % en décembre contre 1,3 % en novembre de même que leurs ventes de 1,1 % contre 1,9 % pendant la même période, témoignant de l’absence de surchauffe, ne devait avoir aucun impact sur le marché qui a continué de bouder résolument les valeurs industrielles. De plus le DJIA a été tiré à la baisse par les pertes dans les secteurs pharmaceutique, bancaire mais aussi informatique. Toutefois, les pertes de cet indice ont été limitées par les progressions de certaines valeurs dont DuPont, United Technologies et ALCOA. En effet, il a dû fluctuer entre un plus haut à 10 948,82 points et un plus bas à 10 784,09 points, avant d’afficher en préclôture 10 809,61 points, en baisse de 147,99 points sur la veille. Irrégularité des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont terminé mercredi sur une note irrégulière après des échanges marqués surtout par une envolée des médias, tandis que l’euro se renforçait contre le dollar et que les métaux précieux étaient poussés à la hausse par une tension des disponibilités. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a fini sur un repli de 4,21 points, soit 0,27 %, à 1 566,82, mais l’indice Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a conservé un gain de 15,62 points soit 0,3 %, à 5 191,79. La Bourse de Francfort a conservé en clôture une hausse de 1,05 %. Madrid et Londres ont gagné respectivement 0,88 % et 0,47 %, Milan terminant pratiquement inchangée (+0,01 %). La baisse la plus forte, de 3,30 %, a été accusée par la Bourse de Bruxelles, suivie par Zurich (-1,39 %), Paris (-0,41 %) et Amsterdam (-0,08 %). Après un bon début de séance, certaines places ont subi un net renversement de tendance en réaction notamment au recul affiché par le Dow Jones en ouverture à Wall Street. À la fermeture des places européennes, l’indice américain accusait une baisse d’environ un pour cent sur la clôture de la veille. L’écart entre les valeurs liées à Internet, en très forte hausse, et le reste de la cote s’est creusé tout au long de l’après-midi tandis que l’indice américain Nasdaq des technologiques atteignait de nouveaux sommets, après trois records consécutifs de hausse en clôture. «Les investisseurs pensent que le seul endroit où l’on peut gagner de l’argent en ces temps de tensions sur les prix et de hausse des taux d’intérêt est la technologie», a observé Rick Meckler, de Liberty View à Jersey City, New Jersey. En Europe, des achats liés à Internet se sont notamment portés sur l’opérateur britannique de télévision British Sky Broadcasting et l’agence de presse et d’informations financières Reuters. Reuters, dont le titre s’était envolé mardi de 23 % après l’annonce d’investissements de 500 millions de livres dans le cadre d’une nouvelle stratégie axée sur Internet, a encore gagné 16,79 %, à 14,45 sterling. Des courtiers ont relevé leur objectif sur cette valeur jusqu’à 16 livres pour certains. BSkyB s’est envolée pour la deuxième séance consécutive, le groupe ayant confirmé des projets d’investissements de 400 millions de dollars, également dans le domaine d’Internet. Le titre a encore gagné 17,9 %, après une hausse de 10,3 % la veille. Dans le même domaine, Canal Plus a fait un bond en avant de 8,5 % à un nouveau record. Le groupe de télévision à péage prendra la place de Mannesmann dans l’indice Euro Stoxx 50 après l’acquisition de la société allemande par le britannique Vodafone AirTouch. Mannesmann a abandonné 3,95 % et Vodafone a reculé de 5,42 %. Les compartiments de la pharmacie, de la finance et des assurances ont légèrement progressé tandis que les technologiques étaient à la hausse, notamment le britannique ARM Holdings qui a gagné 7,53 %. Parallèlement, les pertes les plus lourdes se sont rencontrées dans les compartiments de l’énergie, des industries de base, des produits de consommation cycliques et de la distribution. Le groupe d’éditions Reed International a fortement progressé en fin de séance pour terminer sur une hausse de 20,06 %. À Francfort, le fabricant de composants électroniques Epcos, dont on pense qu’il pourrait se substituer à Mannesmann dans l’indice DAX, a fait un bond en avant de 12,99 %, à la veille de la publication de ses résultats. La Bank of Scotland a pris 9,3 %. Elle a cédé l’avantage à la Royal Bank of Scotland pour la prise de contrôle de la National Westmnister Bank, mais on pense qu’elle est maintenant devenue elle-même opéable. Tokyo : au-dessus des 20 000 points La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,7 % mercredi, passant pour la première fois en deux ans et demi la barre des 20 000 points pour s’inscrire en clôture à 20 007,77 points. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a gagné 138,89 points, dans le sillage du Nasdaq qui a battu un nouveau record dans la nuit à New York. La Bourse de Tokyo avait cassé le seuil psychologique des 20 000 points le 31 juillet 1997, en finissant alors à 20 331,43 points. L’indice élargi Topix a progressé de 10,28 points à 1 747,83. La séance a été active avec un volume estimé à 720 millions d’actions contre 673,7 millions jeudi. Le Nikkei avait déjà franchi les 20 000 points en cours de séance vendredi, grâce à un afflux de liquidités des nouveaux fonds d’investissement encouragés par les bonnes perspectives économiques. mais le marché n’était pas parvenu à se maintenir. «Les investisseurs ont à nouveau favorisé les valeurs liées à l’Internet et aux hautes technologies après la performance du Nasdaq», a ajouté Masaaki Higashida, analyste senior chez Nomura Securities, précisant que la baisse du yen face au dollar avait également aidé les titres des firmes exportatrices. Mardi, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq avait gagné 105,73 points (+2,45 %) pour finir sur un record à 4 427,50 points. La tendance devrait rester bonne sur le marché grâce à l’introduction d’un nouveau fonds d’investissement de 300 milliards de yens (2,8 mds USD) jeudi par la Daiwa Securities, selon les courtiers. Mais la Bourse devrait subir des prises de bénéfices si le Nikkei dépasse largement les 20 000 points, ont-ils ajouté. «Cela prendra du temps pour voir si le Nikkei peut se stabiliser au-dessus des 20 000 points», a déclaré M. Kawata. Les chiffres révisés du PIB japonais pour le deuxième trimestre de l’exercice en cours – de juillet à septembre –, annoncés peut avant l’ouverture de la Bourse, n’ont eu que peu d’impact, selon les opérateurs.
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