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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Tour méditerraneeen Laurent Jalabert revient au pays

Laurent Jalabert, le numéro un mondial qui était en conflit avec l’autorité cycliste de son pays, retrouve le public français, mercredi, à l’occasion du Tour méditerranéen. «Je ne suis pas convaincu que tout le monde ait été honnête avec moi». En une phrase, lâchée en octobre dernier, «Jaja» a sans doute résumé le grief majeur qui explique sa quasi-disparition des épreuves françaises. Depuis son départ du Tour de France 1998, en pleine tempête de l’affaire Festina, tout indique que le Mazamétain s’est éloigné du cyclisme de son pays d’origine. Durant toute la saison 1999, un bras de fer l’a opposé à la Fédération française et à son président Daniel Baal. Les raisons du divorce ? Le meilleur coureur français, soumis au suivi médical international du fait de sa licence délivrée en Suisse (son pays de résidence), n’a pas voulu souscrire de surcroît au suivi français. Ses ouvertures en cours d’année ont été rejetées et, de déclarations en polémiques avivées par la présence derrière lui de son directeur sportif Manolo Saiz, le conflit s’est envenimé. Un hiver plus tard, l’apaisement est de circonstance. Les suivis médicaux pratiqués en France et à l’étranger se sont rapprochés et Jalabert a repris une direction plus conforme à l’intérêt général, le sien et celui du cyclisme français. Car le chef de file de l’équipe Once – où son frère Nicolas l’a rejoint – reste un indiscutable numéro un, capable de s’exprimer sur tous les terrains, hormis sans doute la très haute montagne. Autant de coups bas Désormais, rien dans la mesure des règlements ne s’oppose à ce que le Tarnais retrouve sa place de leader de l’équipe de France en fin de saison, aux JO de Sydney ou aux championnats du monde de Plouay. Rien, si ce n’est une éventuelle mauvaise volonté de part ou d’autre... «J’ai 31 ans. Quand on a gagné pas mal de courses, que l’on connaît ses limites, c’est difficile de se remotiver sans cesse. Désormais, ma motivation, c’est de gagner les courses que je n’ai pas encore gagnées. Du moins, celles qui sont dans mes cordes», avouait Jalabert à la fin de la saison dernière dans les colonnes du Dauphiné libéré. Et le Mazamétain de souligner sa permanence au sommet malgré une grave chute (fracture du rocher notamment) qui a gâché toute sa fin de saison : «En février – mars, on disait que j’étais fini. J’ai encore été capable de gagner quatorze courses et de marquer plus de points que n’importe qui.» Plutôt que Paris-Nice, qu’il a enlevée à trois reprises, Jalabert a choisi d’aller sur Tirreno – Adriatico («J’ai envie de le gagner») avant Milan - San Remo, l’un des joyaux de son très riche palmarès. «Je ne vais pas courir en fonction de ce que les gens ont envie de me voir courir», a-t-il déjà annoncé. «Avant tout, je veux me faire plaisir». Tel est le Jalabert trentenaire, meurtri par les conflits, blessé par les rumeurs qui sont autant de coups bas, désormais caparaçonné : «Cela fait onze ans que je suis pro. J’envisage de faire encore trois années au maximum. Minimum une. Maximum trois». Pour le public français qui souhaite voir son champion, le temps est compté. Plankaert remporte l’Étoile de Bessèges Le Belge Jo Plankaert a remporté la 30e édition de l’Étoile de Bessèges, première course à étapes de la saison cycliste. La sixième et dernière étape a été enlevée par l’Estonien Jaan Kirsipuu, en trois heures 18 minutes et 14 secondes. Déjà vainqueur de l’épreuve en 1998, Plankaert a construit cette nouvelle victoire dans le contre-la-montre par équipes de la quatrième étape, largement dominé par les Cofidis qui ont placé cinq de ses coureurs dans les six premiers du classement général final. Le plus dangereux rival du Belge, l’Estonien Jaan Kirsipuu (AG2R Prévoyance), s’est une nouvelle fois imposé lors d’un sprint massif qui a conclu l’ultime étape de la course disputée entre Molière-sur-Cèze et Bessèges sur 141,2 km. Kirsipuu a devancé l’Italien Nicolas Minali (Alexia Allumino) et le Suisse Andy Flicklinger (Festina). Au final, l’Estonien aura remporté trois victoires d’étape et terminé deux fois deuxième derrière le Français Jean-Patrick Nazon (La Française des Jeux), vainqueur jeudi et samedi mais qui a dû abandonner avant de rallier Bessèges dimanche. Gary Edwards suspendu à vie pour dopage par la Fédération britannique Un pistard britannique peu connu, Gary Edwards, a été suspendu à vie par la Fédération britannique de cyclisme (BCF) pour avoir été contrôlé trois fois positif, depuis juin 1998, a-t-on appris lundi auprès de la BCF. Edwards a été contrôlé positif à l’hydroxystanozolol 3, un dérivé du stanozolol, stéroïde anabolisant, lors des championnats du monde vétérans de Manchester en septembre dernier. Il avait remporté le sprint dans la catégorie 30-34 ans. La BCF a décidé de lui retirer son titre de Manchester et de suspendre Edwards à vie de toute compétition. Elle lui a également interdit d’exercer toute fonction d’organisateur, de promoteur ou de responsable dans le cyclisme. Le président de la BCF, Brian Cookson, a affirmé que sa fédération continuerait à se montrer inflexible dans tous les cas de dopage, en liaison avec le «directoire de la lutte contre le dopage et pour l’éthique sportive au Royaume-Uni», en «procédant à des contrôles fiables, en mettant en place des programmes éducatifs et en décourageant les tricheurs».
Laurent Jalabert, le numéro un mondial qui était en conflit avec l’autorité cycliste de son pays, retrouve le public français, mercredi, à l’occasion du Tour méditerranéen. «Je ne suis pas convaincu que tout le monde ait été honnête avec moi». En une phrase, lâchée en octobre dernier, «Jaja» a sans doute résumé le grief majeur qui explique sa quasi-disparition des épreuves françaises. Depuis son départ du Tour de France 1998, en pleine tempête de l’affaire Festina, tout indique que le Mazamétain s’est éloigné du cyclisme de son pays d’origine. Durant toute la saison 1999, un bras de fer l’a opposé à la Fédération française et à son président Daniel Baal. Les raisons du divorce ? Le meilleur coureur français, soumis au suivi médical international du fait de sa licence délivrée en Suisse (son...