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Actualités - Chronologie

Sida Les aléas du traitement

Quelque 10% des personnes infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) souffrent d’empoisonnement sévère du foie des suites de leur traitement avec des antiprotéases, indique une étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Cette enquête, menée par les Institutions médicales Johns Hopkins à Baltimore (Maryland), souligne que 10% de ces patients atteignent un tel degré d’empoisonnement qu’ils nécessitent l’arrêt du traitement. L’antiprotéase ritonavir, selon eux, est la plus dangereuse, avec un risque de toxicité cinq fois supérieur aux autres. Les antiprotéases, dont les risques pour le foie étaient déjà connus, peuvent cependant être utilisés sans problème si les patients sont en permanence surveillés, note le principal auteur de l’article, le Pr Mark Sulkowski. «En ce qui concerne le ritonavir, souligne-t-il, il devrait être conseillé avec beaucoup de précautions aux personnes ayant un foie fragile». Ces médicaments, utilisés notamment en multithérapie, ont prouvé leur efficacité pour prolonger la vie des séropositifs ou repousser l’émergence du sida. Les chercheurs de Johns Hopkins ont suivi pendant deux ans plus de 200 patients traités avec quatre antiprotéases différentes, le ritonavir, le saquinavir, l’indinavir et le nelfinavir. Ils concluent que, malgré les risques présentés, il est plus dangereux de ne pas prescrire d’antiprotéases, car cela priverait de nombreux patients des avantages qu’elles procurent.
Quelque 10% des personnes infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) souffrent d’empoisonnement sévère du foie des suites de leur traitement avec des antiprotéases, indique une étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Cette enquête, menée par les Institutions médicales Johns Hopkins à Baltimore (Maryland), souligne que 10% de ces patients atteignent un tel degré d’empoisonnement qu’ils nécessitent l’arrêt du traitement. L’antiprotéase ritonavir, selon eux, est la plus dangereuse, avec un risque de toxicité cinq fois supérieur aux autres. Les antiprotéases, dont les risques pour le foie étaient déjà connus, peuvent cependant être utilisés sans problème si les patients sont en permanence surveillés, note le principal auteur de l’article, le Pr Mark...