Beyrouth demande à Washington de contraindre Israël à la retenue
le 08 février 2000 à 00h00
Beyrouth a demandé aux États-Unis de faire pression auprès d’Israël pour qu’il fasse preuve de retenue et ne mène pas de représailles contre le Liban, a-t-on indiqué de source officielle libanaise. Le chef du gouvernement Sélim Hoss est entré en contact avec l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, David Satterfield, et a formulé le souhait que son gouvernement intervienne auprès d’Israël «pour l’empêcher de mettre en application ses menaces contre le Liban et de provoquer une escalade dans ses agressions», a-t-on précisé de même source. M. Hoss a également en un entretien à ce sujet avec le général Lahoud à Baabda. Par ailleurs, dans une déclaration à la presse, M. Hoss a souligné qu’Israël ne pouvait espérer un arrêt de la violence au Liban-Sud sans un retrait de ses forces de la zone occupée conformément à la résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations unies. «La seule solution de nature à mettre un terme à la violence consiste à appliquer la résolution 425 sommant Israël de se retirer inconditionnellement» de la zone occupée, a déclaré le Premier ministre. «La résistance anti-israélienne n’a jamais été à l’origine de la violence. Elle est la conséquence naturelle de l’occupation et elle se poursuivra tant que l’occupation continuera», a-t-il ajouté. De sources bien informées à Beyrouth, on indiquait hier que l’Administration américaine s’employait actuellement à maintenir la tension militaire au Liban-Sud sous contrôle et à empêcher tout débordement des combats, notamment leur extension à d’autres régions libanaises, de peur d’entraîner le processus de paix dans l’inconnu. Ces sources ont ajouté qu’à la demande d’Israël, les États-Unis ont à nouveau soulevé ces jours derniers auprès des responsables libanais et syriens la question du Hezbollah, dont ils souhaitent voir l’activité militaire réfrénée afin de créer un climat favorable à la reprise des négociations de paix syro-israéliennes. Mais les Américains ont entendu tant à Damas qu’à Beyrouth la même réponse qu’auparavant, à savoir que les opérations anti-israéliennes ne cesseront qu’après la fin de l’occupation. De même, a-t-on fait savoir de même source, le Liban et la Syrie ont refusé de contraindre le Hezbollah à s’abstenir d’utiliser des mines et engins piégés dans la zone occupée, comme le souhaitaient les États-Unis et la France, soucieux de préserver les vies des civils dans cette région. Washington et Paris ont d’autre part averti Israël que toute riposte israélienne d’envergure au Liban risquait d’entraîner des tirs de katiouchas sur le nord de l’État hébreu, ont en outre rapporté ces mêmes sources.
Beyrouth a demandé aux États-Unis de faire pression auprès d’Israël pour qu’il fasse preuve de retenue et ne mène pas de représailles contre le Liban, a-t-on indiqué de source officielle libanaise. Le chef du gouvernement Sélim Hoss est entré en contact avec l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, David Satterfield, et a formulé le souhait que son gouvernement intervienne auprès d’Israël «pour l’empêcher de mettre en application ses menaces contre le Liban et de provoquer une escalade dans ses agressions», a-t-on précisé de même source. M. Hoss a également en un entretien à ce sujet avec le général Lahoud à Baabda. Par ailleurs, dans une déclaration à la presse, M. Hoss a souligné qu’Israël ne pouvait espérer un arrêt de la violence au Liban-Sud sans un retrait de ses forces de la zone occupée...
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