La Belgique et les organisations de défense des droits de l’homme vont tirer aujourd’hui leurs dernières cartouches pour s’opposer à une libération d’Augusto Pinochet, mais celle-ci pourrait être effective dès cette semaine si la justice rejette leurs recours. Les anti-Pinochet vont plaider à nouveau contre l’intention du gouvernement britannique de libérer l’ancien dictateur chilien pour raisons de santé, ce qui lui éviterait une extradition en Espagne afin d’y être jugé pour les crimes de sa dictature (1973-1990). Mais les ONG et la Belgique font appel devant la cour d’appel de la Haute Cour de justice d’une précédente décision qui leur a été si catégoriquement défavorable, que leurs espoirs paraissent minces. Le juge Maurice Kay de la Haute Cour avait affirmé le 31 janvier que la procédure visant à libérer le sénateur chilien était «rationnelle, juste et légale», et il avait estimé que les arguments de ses opposants étaient si inconsistants qu’il n’y avait même pas lieu de l’examiner sur le fond. Depuis, le camp anti-Pinochet n’a pu apporter de nouveaux éléments à son dossier. «Il est toujours difficile de contester l’autorité du pouvoir exécutif, mais nous croyons avoir un dossier solide», a déclaré le directeur de campagne d’Amnesty International pour le dossier Pinochet, Claudio Cordone. La cour d’appel va étudier les recours à partir d’aujourd’hui et sa décision est attendue dans le courant de la semaine. Si elle confirme qu’ils sont irrecevables, plus rien n’empêcherait le ministre britannique de l’Intérieur Jack Straw de laisser Augusto Pinochet regagner le Chili. Un Boeing médicalisé de l’armée de l’air chilienne attend depuis plus d’une semaine sur le tarmac de la base militaire de Brize Norton (ouest de Londres) pour rapatrier l’ex-homme fort du Chili, toujours assigné à résidence non loin de là, dans une villa cossue du Surrey. La Belgique et les ONG estiment que la procédure de libération de Pinochet a été faussée par la décision de Jack Straw de ne pas rendre public le rapport médical de l’ancien dictateur et de refuser un contre-examen médical. Jack Straw a invoqué le refus opposé par Augusto Pinochet à ces demandes et le droit de l’ancien patron de la junte chilienne à la confidentialité de son dossier médical.
La Belgique et les organisations de défense des droits de l’homme vont tirer aujourd’hui leurs dernières cartouches pour s’opposer à une libération d’Augusto Pinochet, mais celle-ci pourrait être effective dès cette semaine si la justice rejette leurs recours. Les anti-Pinochet vont plaider à nouveau contre l’intention du gouvernement britannique de libérer l’ancien dictateur chilien pour raisons de santé, ce qui lui éviterait une extradition en Espagne afin d’y être jugé pour les crimes de sa dictature (1973-1990). Mais les ONG et la Belgique font appel devant la cour d’appel de la Haute Cour de justice d’une précédente décision qui leur a été si catégoriquement défavorable, que leurs espoirs paraissent minces. Le juge Maurice Kay de la Haute Cour avait affirmé le 31 janvier que la procédure visant...
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