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Actualités - Chronologie

Justice Esclavagisme en couple

Le ministère public de Paris a demandé l’aggravation de la peine infligée en première instance à un couple accusé d’avoir employé une Africaine comme «esclave» à son domicile parisien entre 1995 et 1998. L’avocat général a demandé à la Cour d’appel 200 000 francs d’amende, cinq ans de privation des droits civiques et de famille pour Vincent Bardet et son épouse Aminata, en plus de la confirmation des douze mois de prison, dont cinq fermes, prononcés pour chacun par le tribunal en juin dernier. «Ce que vous avez fait est une injure à la démocratie et à la dignité de la personne humaine», a dit l’avocat général aux prévenus. Il a souhaité que le couple soit condamné non seulement pour «emploi de travailleur clandestin» mais aussi pour «traitements inhumains et dégradants», incrimination abandonnée en première instance. La jeune femme, arrivée chez Vincent et Aminata Bardet par l’intermédiaire d’une tierce personne, a été employée à des tâches ménagères pendant trois ans, de 1995 à 1998, sans salaire et sans être déclarée. Elle est partie civile et son avocat a demandé la confirmation du jugement de première instance, qui lui avait accordé 100 000 francs de dommages et intérêts. L’affaire est considérée comme exemplaire d’un phénomène social par des associations, d’autant que Vincent Bardet est le fils du fondateur des éditions du Seuil, d’inspiration chrétienne. Le récit de la jeune Togolaise est qualifié par la défense de «montage» et de «falsification». L’avocat des époux Bardet a souligné que la jeune Togolaise, bien que non déclarée et non rémunérée, avait sa liberté de mouvement et bénéficiait «d’affection et d’amour» chez la famille Bardet.
Le ministère public de Paris a demandé l’aggravation de la peine infligée en première instance à un couple accusé d’avoir employé une Africaine comme «esclave» à son domicile parisien entre 1995 et 1998. L’avocat général a demandé à la Cour d’appel 200 000 francs d’amende, cinq ans de privation des droits civiques et de famille pour Vincent Bardet et son épouse Aminata, en plus de la confirmation des douze mois de prison, dont cinq fermes, prononcés pour chacun par le tribunal en juin dernier. «Ce que vous avez fait est une injure à la démocratie et à la dignité de la personne humaine», a dit l’avocat général aux prévenus. Il a souhaité que le couple soit condamné non seulement pour «emploi de travailleur clandestin» mais aussi pour «traitements inhumains et dégradants», incrimination...