Les Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont depuis trois mois de plus en plus exposés aux échanges de tirs entre belligérants, rendant intolérable leur situation, a averti hier le porte-parole de la Finul, Timour Goksel. «Il y a eu une détérioration depuis à peu près trois mois. En dernier ressort, nous pourrions avoir à envisager de changer l’emplacement des positions les plus exposées», a-t-il déclaré à l’AFP dans une interview téléphonique. «Chaque jour, nombre de nos positions sont sous le feu. Il y a deux causes : les Israéliens et leurs auxiliaires de l’Armée du Liban-Sud (ALS) procèdent à ce qu’ils appellent des tirs préventifs, bien qu’il n’y ait pas eu, selon nous, d’activités» de la guérilla libanaise. «Autre problème, quand ce sont les groupes de la Résistance libanaise qui viennent s’embusquer près des postes de l’Onu et commencent à tirer. Ce qui se traduit par un tir de riposte vers nos positions», a-t-il expliqué. «Nous tenons tous les jours des réunions» avec les différentes parties en présence, a indiqué M. Goksel, laissant entendre qu’elles n’avaient pas eu l’effet positif escompté. «C’est un dilemme pour nous car si nous bougeons, la population sera effrayée», a-t-il dit. Cependant, «je n’ai pas dit que la Finul allait quitter le Liban. Seul le Conseil de sécurité de l’Onu peut prendre une telle décision», a ajouté M. Goksel, affirmant qu’il avait été mal cité à ce sujet par certains médias. La Finul est déployée depuis 1978 au Liban-Sud.
Les Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont depuis trois mois de plus en plus exposés aux échanges de tirs entre belligérants, rendant intolérable leur situation, a averti hier le porte-parole de la Finul, Timour Goksel. «Il y a eu une détérioration depuis à peu près trois mois. En dernier ressort, nous pourrions avoir à envisager de changer l’emplacement des positions les plus exposées», a-t-il déclaré à l’AFP dans une interview téléphonique. «Chaque jour, nombre de nos positions sont sous le feu. Il y a deux causes : les Israéliens et leurs auxiliaires de l’Armée du Liban-Sud (ALS) procèdent à ce qu’ils appellent des tirs préventifs, bien qu’il n’y ait pas eu, selon nous, d’activités» de la guérilla libanaise. «Autre problème, quand ce sont les groupes de...
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