Denktash accuse Clerides de pousser à la rupture des discussions
le 04 février 2000 à 00h00
Le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash a accusé jeudi la partie chypriote-grecque de pousser à l’échec leurs discussions indirectes sur l’avenir de l’île divisée en refusant de discuter souveraineté. Dans un entretien avec des journalistes turcs à Genève, cité par l’agence de presse Anatolie, M. Denktash a estimé que ce refus du président chypriote Glafcos Clerides «vise à nous forcer à quitter les discussions». Ces discussions se déroulent depuis lundi à Genève entre les deux parties par l’intermédiaire de l’Onu pour tenter de régler un problème vieux de plus de 25 ans. Elles doivent en principe durer jusqu’au 10 février. M. Clerides avait affirmé que «la souveraineté de la République de Chypre n’est pas négociable». «L’objectif des négociations n’est pas de créer un nouvel État de Chypre, mais d’amender la Constitution existante de la République de Chypre», a ajouté le président de la République de Chypre, la seule reconnue internationalement. M. Denktash a relevé qu’«avant, ils prétendaient que la Constitution était morte. Maintenant, ils parlent de l’amender». La déclaration de M. Clerides a suscité la préoccupation du ministre turc des Affaires étrangères Ismaïl Cem : «La déclaration chypriote-grecque me semble indiquer l’intention d’abandonner les discussions. J’espère que ce n’est pas le cas», a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision privée NTV. Chypre est divisée depuis 1974 en une partie turque au nord et grecque au sud, à la suite de l’intervention de l’armée turque en réponse à un coup d’État de Chypriotes-grecs qui visait à rattacher l’île à la Grèce.
Le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash a accusé jeudi la partie chypriote-grecque de pousser à l’échec leurs discussions indirectes sur l’avenir de l’île divisée en refusant de discuter souveraineté. Dans un entretien avec des journalistes turcs à Genève, cité par l’agence de presse Anatolie, M. Denktash a estimé que ce refus du président chypriote Glafcos Clerides «vise à nous forcer à quitter les discussions». Ces discussions se déroulent depuis lundi à Genève entre les deux parties par l’intermédiaire de l’Onu pour tenter de régler un problème vieux de plus de 25 ans. Elles doivent en principe durer jusqu’au 10 février. M. Clerides avait affirmé que «la souveraineté de la République de Chypre n’est pas négociable». «L’objectif des négociations n’est pas de créer un nouvel État de...
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