Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth consécutivement au ralentissement du mouvement de l’offre et de la demande. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le dollar a dû se maintenir invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, la propension des opérateurs à vendre le dollar plutôt qu’à l’acheter a amené les établissements de crédit à le négocier au-dessous de ce taux, tantôt entre 1 502,50 et 1 504,50 LL et tantôt entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes. Quant au volume d’affaires de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Irrégularité du dollar après la réunion de la Fed À l’étranger, l’euro est resté résistant hier, au-dessus de 0,97 dollar, sur des marchés des changes internationaux qui avaient largement anticipé un relèvement d’un quart de point en pourcentage à 5,75 % du taux d’intérêt interbancaire servi sur les fonds fédéraux aux États-Unis et à 5,25 % du taux d’escompte par la Réserve fédérale à l’issue de la réunion de deux jours de son comité de politique monétaire. Pourtant, les opérateurs se sont montrés prudents sur le front de l’euro, suivant attentivement la situation en Autriche et ses possibles conséquences négatives sur cette monnaie. Bien que cette situation n’ait pas encore influencé de manière claire les cours des changes, les marchés restaient sur leur garde hier avant la décision, attendue aujourd’hui, du président Thomas Klestil en faveur ou non de l’entrée de l’extrême droite dans son gouvernement. Et même s’il est difficile d’évaluer l’impact exact sur la monnaie unique de ce phénomène, il n’en demeure pas moins que cela a augmenté les doutes sur la situation politique européenne dans des marchés rendant déjà responsables les gouvernements européens de la faiblesse de l’euro après les récentes immixtions du gouvernement allemand dans les affaires du secteur privé germanique qui ont renforcé la mauvaise image de l’Europe aux yeux des marchés. L’euro a plutôt besoin de bonnes nouvelles pour se reprendre franchement et l’on craint que les événements en Autriche ne viennent diminuer encore la confiance dans cette monnaie, indique-t-on dans les milieux cambistes. Quant au dollar, il a continué à se renforcer face aux autres grandes monnaies, notamment le yen. Cela semble s’expliquer par la déception des investisseurs qui se rendent compte que l’optimisme concernant la reprise économique au Japon était exagéré. Il en est de même pour le sterling qui a souffert hier de la publication par la Chambre de commerce britannique d’un sondage sur la tendance des ventes dans la distribution moins bon que prévu. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard aussi à la publication de nouvelles statistiques confirmant la vigueur de l’économie américaine, dont la hausse de 4,5 % des ventes de logements neufs en décembre contre une baisse de 6,3 % en novembre et l’augmentation de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie de 0,4 % contre 0,3 % pendant la même période, le billet vert s’est finalement négocié à New York sur un ton pratiquement soutenu, comme suit : – 0,9785 pour un euro contre 0,9707, la veille. – 1,6080 pour un sterling contre 1,6145 – 1,9980 DM contre 2,0150 – 6,7010 FF contre 6,7575 – 1,6455 FS contre 1,6555 – 1 978,00 lires contre 1 994,75 – 108,35 yens contre 107,85. Bourse de Beyrouth : marché stable mais faible La Bourse de Beyrouth a été délaissée hier où seulement les actions B de Solidere et celles de la Bank of Beirut ont fait l’objet d’échanges dans un marché autrement stable. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 77,45 points de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 176,80 points. Tout cela s’est produit dans un volume d’affaires excessivement faible avec 13 400 actions seulement d’une valeur globale de 116 775 dollars. Wall Street a fait du yoyo après la décision de la Fed Sur les places boursières internationales, Wall Street a fait du yoyo hier après la décision de la Fed de relever d’un quart de point en pourcentage à 5,75 % du taux des fonds fédéraux et à 5,25 % du taux d’escompte afin de juguler les risques inflationnistes. Cela d’autant que la Fed ait exprimé ses craintes qu’une croissance excessive de la demande aux États-Unis puisse générer des déséquilibres inflationnistes. De ce fait, les investisseurs se sont montrés hésitants quoique toujours confiants dans les perspectives d’avenir des grandes sociétés américaines, notamment dans les secteurs de la haute technologie, des télécommunications et de l’Internet ainsi que des industries traditionnelles. Cette mention des risques inflationnistes, qui semble présager de nouvelles hausses des taux à court terme, pourrait faire l’effet d’une douche froide si les chiffres de l’emploi aux États-Unis en janvier, devant paraître demain, se solderaient par une confirmation de la surchauffe de l’économie américaine, indique-t-on dans les salles de marchés. De ce fait, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles n’a pas pu préserver tous ses gains hier, fluctuant entre un plus bas à 10 996,38 points et un plus haut à 11 118,23 points, avant d’afficher en préclôture 11 044,78 points, réduisant ses gains juste à 3,73 points sur la veille, dans un marché très volatil. Poursuite de la hausse des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en hausse mercredi, dopés par les valeurs de technologie, de médias et d’Internet, en dépit de l’annonce d’un resserrement du coût du crédit aux États-Unis. Confiants, les marchés estiment dans l’ensemble que la Réserve fédérale américaine devait se contenter d’annoncer un relèvement modéré de 25 points de base du taux des fonds fédéraux. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé sur un gain de 3 %, tandis que le Dax progressait de 1,72 % à Francfort. À Londres, le FTSE 100 a en revanche limité sa hausse à 0,19 %, affecté par la dégringolade de British Telecom, un des rares opérateurs télécoms à être en baisse hier mercredi. Madrid s’est adjugé 2,1 %, tandis qu’Amsterdam avançait de 1,6 %, Milan de 1,55 %, Bruxelles de 0,13 % et Zurich de 1,03 %. Les indices multipays ont reflété la frénésie d’achats ambiante. L’Eurotop 300, paneuropéen, a progressé de 1,21 %, tandis que l’Euro Stoxx 50, centré sur les valeurs vedettes de la zone euro, a engrangé 2,3%. Aux télécoms, Mannesmann s’est adjugé 9,69 % à 325 euros, après avoir touché un plus haut historique de 325,25 euros. La hausse de la valeur, qui a plus que doublé depuis le 22 octobre dernier, reflète la confiance du marché dans le succès de l’OPE hostile du britannique Vodafone alors qu’on se rapproche de la date limite fixée au 7 février. Mannesmann a fait savoir qu’il ne renoncerait pas à exiger que ses actionnaires obtiennent une participation majoritaire dans un groupe élargi à Vodafone, tout en laissant entendre que les deux groupes étaient proches d’un accord par rapport aux questions de prix mais avaient des désaccords sur la stratégie. Mannesmann souhaite notamment que Vodafone abandonne son projet de partenariat avec Vivendi sur Internet. De son côté, Vivendi a terminé en hausse de 7,69 %, tandis que Vodafone s’est adjugé 7,5 %. Son concurrent BT s’est en revanche effondré de 17,6 %. L’opérateur historique a annoncé que la concurrence qui fait rage aux Royaume-Uni pour attirer le client avait affecté ses résultats et que cela l’avait forcé à supprimer 3 000 postes de cadres. Les commentaires pessimistes émis par British Telecommunications ont affecté Deutsche Telekom qui a accusé un recul de 0,93 % à 74,30 euros. France télécom a terminé sur un gain de 2 %, tandis que Telefonica s’est apprécié de 3,35 %. Telecom Italia a gagné 4,56 % et sa filiale Telecom Italia Mobile (TIM), 2,29 %. Aux technologiques, CMG n’a pas eu de peine à afficher la plus forte hausse des valeurs de l’indice Footsie à Londres avec un bond de 28 %. Le groupe anglo-néerlandais de services informatiques a annoncé qu’il avait signé un accord avec Vodafone pour lui fournir sa technologie Wap (Wireless Application Protocol) qui donne aux utilisateurs de téléphones mobiles un accès direct à des contenus Internet. Par contagion, le concepteur de logiciels Logica a bondi de plus de 20 %, tandis que son homologue Misys progressait de 7,6 % et que le concepteur de puces ARM Holdings gagnait 9,33 %. À Madrid, le fournisseur espagnol d’accès à Internet Terra Networks a gagné 4,32 %. Les médias étaient également à la fête. La chaîne de télévision payante Canal+ a flambé de 21,20 %. À Londres, sa concurrente BskyB s’est adjugé 4,5 %, tandis que le groupe Pearson, propriétaire du Financial Times et du quotidien Les Échos, gagnait 3,6 %. Le titre de l’agence Reuters a progressé de 3,92 %. Tokyo : nouvelle hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,8 % mercredi, à son plus haut niveau depuis la mi-1997, grâce à l’arrivée sur le marché d’un puissant fonds d’investissement qui laisse espérer l’injection de nouveaux capitaux. L’indice Nikkei a progressé de 155,53 points pour terminer à 19 578,91. L’indice élargi TOPIX a gagné 14,71 points pour terminer à 1 711,86. Le volume des échanges s’est élevé à quelque 631 millions d’actions, contre 578,7 millions la veille. Le numéro un japonais du courtage Nomura Securities a annoncé mercredi que le fonds d’investissement en actions Big Project-N créé par sa filiale Nomura Asset Management Co. Ltd allait débuter ses activités et avait déjà collecté 792,4 milliards de yens (7,6 mds EUR). «L’équilibre entre l’offre et la demande s’améliore en raison de la création de ce nouveau fonds (...). La baisse du yen face au dollar et la hausse de Wall Street ont également contribué à la hausse», a commenté Kazunori Jinnai, de chez Daiwa SB Capital Markets. «Nous avons assisté à des achats importants dans les contrats à terme, dans l’attente d’achats de la part du fonds créé par Nomura», a encore commenté Tetsuya Ishijima, de chez Okasan Securities. Les espoirs suscités par Nomura et par d’autres fonds d’investissements ont annulé les craintes concernant une chute de Wall Street au cas où la Fed américaine relèverait ce jour les taux d’intérêt américains, estiment les courtiers. Sony a progressé de 420 yens (+1,5 %), à 27 550 yens. Les analystes expliquent sa hausse par des informations selon lesquelles sa filiale musicale pourrait fusionner avec son homologue allemande de Bertelsmann pour créer la plus grande marque mondiale de musique enregistrée, et sur l’arrivée sur le marché de sa Playstation2.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth consécutivement au ralentissement du mouvement de l’offre et de la demande. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le dollar a dû se maintenir invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, la propension des opérateurs à vendre le dollar plutôt qu’à l’acheter a amené les établissements de crédit à le négocier au-dessous de ce taux, tantôt entre 1 502,50 et 1 504,50 LL et tantôt entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes. Quant au volume d’affaires de la journée d’hier, il n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les...