Les crédits aux particuliers : un marché libanais difficile
le 03 février 2000 à 00h00
Les banques libanaises ont attaqué le créneau des crédits aux particuliers, il y a à peine trois ou quatre ans. Le marché est encore à ses débuts, mais cette orientation est vitale, estime Farid Raphaël, président de l’Association des banques. L’évolution est lente, car le marché libanais est assez difficile étant donné le niveau du revenu moyen et celui des taux d’intérêt. Le marché libanais présente aussi certaines particularités comme le fait que les revenus de la majorité de la population sont en livres libanaises, alors que les crédits proposés par les banques sont actuellement libellés en dollars, dit M. Raphaël en guise d’exemple. Ceci suppose de prendre en compte le risque lié à la position de change. Autre frein au développement des crédits aux particuliers : la lenteur de la justice et la difficulté à obtenir une décision rapide en cas de défaut de paiement. Pour contourner ces difficultés, les banques libanaises ont choisi d’accorder des financements à des entreprises pour qu’elles accordent des facilités de paiement à leurs clients, explique M. Raphaël. Ainsi, avant de développer elles-mêmes des crédits-automobiles elles ont accordé des prêts à des concessionnaires pour qu’ils vendent des voitures à crédit. Ceci permet d’obtenir des conditions favorables, car une banque ne saurait que faire en cas de défaillance du client, alors que c’est le métier du concessionnaire de revendre la voiture qu’il récupère en cas de défaut de paiement.
Les banques libanaises ont attaqué le créneau des crédits aux particuliers, il y a à peine trois ou quatre ans. Le marché est encore à ses débuts, mais cette orientation est vitale, estime Farid Raphaël, président de l’Association des banques. L’évolution est lente, car le marché libanais est assez difficile étant donné le niveau du revenu moyen et celui des taux d’intérêt. Le marché libanais présente aussi certaines particularités comme le fait que les revenus de la majorité de la population sont en livres libanaises, alors que les crédits proposés par les banques sont actuellement libellés en dollars, dit M. Raphaël en guise d’exemple. Ceci suppose de prendre en compte le risque lié à la position de change. Autre frein au développement des crédits aux particuliers : la lenteur de la justice et la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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