On parle peu de la mode anglaise dans notre partie du monde. Pourtant Londres est un foyer ardent qui alimente en créations et créateurs une bonne partie des cinq continents. Des designers, nés en Écosse, en Irlande, au pays de Galles, contribuent avec un rare talent à la renaissance de la maille. Parmi ces fers de lance de cette renaissance se distingue Julien MacDonald, véritable magicienne de la maille, spécialisée dans le tricot fin, grand luxe. Ses robes en mailles arachéennes sont des pures merveilles. Galloise d’origine, elle a longtemps collaboré avec Karl qui, par la suite, a souvent fait appel à elle, considérée comme une véritable autorité en la matière. Mais en matière de maille, la véritable reine du come-back triomphal est l’Irlandaise Lainey Keogh. Son histoire est un véritable conte de fées. Assise devant le café Bewley, à Dublin, elle tricotait avec acharnement à l’aide d’une paire d’aiguilles énormes, juste en face du plus célèbre magasin de maille du pays. La suite n’est pas difficile à deviner. Aujourd’hui, elle est lancée sur la scène internationale de la mode et ceci peu après sa première collection ayant eu lieu au célèbre Golden Club de Londres. Ce sont ses robes en filet d’or qui ont contribué à sa notoriété. Étincelantes, entièrement tricotées main, elles semblaient sortir d’une ancienne légende celte. À côté des cardigans bordés de fourrure tricotée (plus vraie que nature), des manteaux en mohair, tricotés main, avec les traditionnelles aiguilles géantes qui, du jour au lendemain, ont lancé Lainey Keogh aux sommets de la mode britannique. Aujourd’hui, dix ans après ses débuts, l’équipe des tricoteuses de Lainey Keogh est éparpillée dans toute l’Irlande et surtout tout autour de Dublin. Isabella Rossellini, Demi Moore, Élisabeth Taylor, Kevin Costner, Jack Nicholson sont sur la liste de ses clients. Ses vêtements ont des lignes galbées, flatteuses et séduisantes. Mais son chef-d’œuvre reste le T-shirt en «or liquide» composé de perles cousues à la main et aussi léger qu’un mouchoir de lin! Les arabesques de Rosie Mennem Créatrice de mode sans le vouloir, Rosie Mennem était à l’origine décoratrice spécialisée dans les peintures murales. Devant se rendre à une cérémonie familiale et n’ayant aucune paire de souliers décents, elle décora d’un bouquet de roses et d’arabesques une vieille paire, dont la couleur convenait plus ou moins au reste de sa tenue. Aujourd’hui, Rosie Mennem est une référence en chaussures, et ses sacs peints à la main sont le nec plus ultra du luxe et du raffinement. Parachutée dans le milieu de la mode, elle a gagné tout Londres comme clientèle. Et depuis que Geena Davis s’est présentée à la cérémonie des Oscars avec aux pieds une paire de chaussures péintes par Rosie Mennem, tout Beverly Hills se rue chez Jimmy Choo, le chausseur de Londres qui diffuse ses créations. Les robes en latex d’Isabel Dodd Suspendues comme des tableaux, les robes en latex d’Isabel Dodd illuminent la boutique du Musée Victoria and Albert de Londres. Issue du Royal College of Art, leur créatrice a mis cinq ans à développer un procédé d’impression à haute température qui utilise du latex et donne du plissé et de l’élasticité aux vêtements. On peut ainsi les rouler en boule dans un sac ou au fond d’un tiroir sans qu’ils changent de forme ou prennent un seul faux-pli. Le résultat de chaque création dépend de la durée du séchage et de la façon dont elle a été effectuée, sans qu’on puisse connaître à l’avance le résultat final. Les prix de ces merveilles inattendues sont à la mesure de leur originalité: 120£ pour une écharpe, 500£ pour un cardigan et 140£ pour une jupe...
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