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Actualités - Chronologie

Tel-Aviv écoeuré par des propos syriens mettant en doute l'Holocauste

Un ministre israélien s’est déclaré «écœuré» par un article d’un journal syrien accusant Israël d’avoir «créé le mythe de l’Holocauste», estimant que de tels propos pourraient porter atteinte aux négociations de paix syro-israéliennes. «Il n’est pas possible de faire preuve de retenue après des déclarations éhontées niant l’Holocauste et comparant Israël aux nazis», a expliqué le ministre chargé des Affaires de la diaspora, Michaël Melchior. «Les Syriens ne se fixent pas de limite dans la provocation anti-israélienne, aussi bien sur le plan diplomatique que moral», a jugé M. Melchior. Il a appelé les dirigeants syriens à se démarquer de l’article et à «changer leur style, qui ne fait que rendre plus difficiles la paix et la normalisation entre Israël et la Syrie». Le quotidien syrien Techrine avait affirmé que le sionisme avait créé le «mythe de l’Holocauste pour faire du chantage et terroriser les intellectuels et les hommes politiques à travers le monde». Ce commentaire intervient alors que les négociations de paix entre Israël et la Syrie sont suspendues et que la tension ne cesse de monter au Liban-Sud, où trois soldats israéliens ont été tués lundi dans une attaque du Hezbollah chiite. Dans une attaque d’une rare violence contre le sionisme, le journal a en outre accusé ce mouvement de «pratiquer une politique de l’Holocauste à l’égard des Arabes». «Des personnalités et des médias en Europe ont commencé à se poser des questions sur la réalité (de l’Holocauste) forgée par les sionistes qui ont réuni ces derniers jours un congrès international à Stockholm afin d’étayer leurs mensonges et les rendre logiques». Une conférence internationale sur l’Holocauste et contre le racisme et l’antisémitisme s’est tenue du 26 au 28 janvier à Stockholm. Elle a rassemblé des chefs de gouvernement et des représentants de 46 pays. L’attaque du quotidien syrien intervient au lendemain du refus du Premier ministre israélien Ehud Barak de donner à la Syrie la garantie d’un retrait total du Golan, une condition posée par Damas pour reprendre les négociations de paix avec Israël. Selon le journal, «le nazisme a fait plus de cinquante millions de victimes lors de la Deuxième Guerre mondiale, dont des Russes, des Polonais, des Français et des Italiens (...) mais le sionisme veut effacer des mémoires le sang de toutes ces victimes et s’arrêter uniquement sur la souffrance des juifs». «Le sionisme (...) brode des histoires sur l’Holocauste en l’exagérant démesurément (...) afin de tromper l’opinion publique mondiale et faire du chantage», estime Techrine qui accuse les sionistes de faire taire «les voix qui disent la vérité... et qui influencent l’opinion publique en Europe». Il cite en exemple le philosophe français Roger Garaudy, condamné par la justice pour thèses révisionnistes, après la parution de son livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne, et l’historien britannique David Irving qui nie l’existence des chambres à gaz à l’intérieur du camp nazi d’Auchwitz. Le quotidien syrien accuse Israël et les mouvements sionistes de vouloir entretenir le souvenir de l’Holocauste pour «continuer de recevoir de l’argent de pays européens sous prétexte d’indemniser les victimes» et d’«utiliser le mythe de l’Holocauste comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de tous ceux qui s’opposent au sionisme et à ses plans agressifs et expansionnistes, en les qualifiant d’antisémites». Techrine estime qu’il s’agit de «terrorisme intellectuel et physique», ajoutant qu’«Israël, qui se présente comme l’héritier des victimes de l’Holocauste, commet des crimes antiarabes plus horribles que ceux commis par les anciens nazis qui, eux, n’ont pas expulsé tout un peuple (les Palestiniens) de sa patrie».
Un ministre israélien s’est déclaré «écœuré» par un article d’un journal syrien accusant Israël d’avoir «créé le mythe de l’Holocauste», estimant que de tels propos pourraient porter atteinte aux négociations de paix syro-israéliennes. «Il n’est pas possible de faire preuve de retenue après des déclarations éhontées niant l’Holocauste et comparant Israël aux nazis», a expliqué le ministre chargé des Affaires de la diaspora, Michaël Melchior. «Les Syriens ne se fixent pas de limite dans la provocation anti-israélienne, aussi bien sur le plan diplomatique que moral», a jugé M. Melchior. Il a appelé les dirigeants syriens à se démarquer de l’article et à «changer leur style, qui ne fait que rendre plus difficiles la paix et la normalisation entre Israël et la Syrie». Le quotidien syrien...