Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Vote virtuel pour électeur branché Une urne appelée Internet

Le concept de l’électeur «branché» va pour la première fois devenir réalité dans une campagne présidentielle américaine avec la tenue d’une élection primaire en Arizona (sud-ouest) via l’Internet. «C’est la première fois que des électeurs pourront s’exprimer en votant sur l’Internet», explique le professeur Fred Solop, directeur de recherches au département de sciences politiques de la Northern Arizona University. Cette idée novatrice, qui a germé dans l’esprit de militants démocrates en Arizona afin d’être réalisable pour la primaire du mois de mars, n’est cependant pas sans arrière-pensée. Il s’agit de permettre à des personnes dans l’impossibilité de se déplacer ou qui répugnent à le faire de mettre leur bulletin dans une urne électronique, sans sortir de chez eux. «Les jeunes électeurs de 18 à 24 ans, qui généralement ne votent pas, sont les plus intéressés par cette technique», observe le professeur Solop. Seul un tiers des électeurs de cette tranche d’âge avait participé aux primaires précédant la dernière élection présidentielle de 1996, selon des études réalisées au niveau fédéral. À l’instar de l’électeur traditionnel, celui qui fera valoir son vote depuis son clavier d’ordinateur devra être inscrit sur les listes de son parti. Il devra ensuite introduire un numéro d’identification fourni par les organisateurs à l’avance par courrier, ainsi qu’une série d’informations personnelles. «Ce système sera suffisamment sûr pour éviter les fraudes», a assuré M. Solop. Une étude réalisée par l’institut de sondage Grand Canyon State Poll entre le 2 et le 10 octobre 1999 sur un échantillon représentatif de 676 personnes affiliées au Parti démocrate a révélé que 25 % auraient recours à l’Internet pour participer à la primaire. De nombreux États, certains à la topographie parfois peu hospitalière comme l’Alaska, ont déjà manifesté leur souhait d’exploiter cette technique de vote sans précédent. Selon l’universitaire, «il ne faudrait pas s’étonner que dans quatre ans, lors de l’élection 2004, le prochain président des États-Unis soit directement élu par le biais de l’Internet». Ce vote «virtuel» n’est cependant pas du goût de tous les Américains. L’un d’eux, le politologue George W. Will, vient ainsi de fustiger dans le quotidien Washington Post «les novateurs qui veulent promouvoir la démocratie en fabriquant des électeurs trop fainéants pour aller voter hors de chez eux». Mais en attendant la mise en place de ces urnes électroniques à plus grande échelle, l’Internet devrait être largement exploité par les deux grandes formations lors de leurs conventions respectives. Les républicains envisagent notamment la mise en place d’un site permettant de tester les intentions de vote avant leur convention du 29 juillet à Philadelphie (est), a indiqué Tim Fitzpatrick, l’un des responsables de ce projet.
Le concept de l’électeur «branché» va pour la première fois devenir réalité dans une campagne présidentielle américaine avec la tenue d’une élection primaire en Arizona (sud-ouest) via l’Internet. «C’est la première fois que des électeurs pourront s’exprimer en votant sur l’Internet», explique le professeur Fred Solop, directeur de recherches au département de sciences politiques de la Northern Arizona University. Cette idée novatrice, qui a germé dans l’esprit de militants démocrates en Arizona afin d’être réalisable pour la primaire du mois de mars, n’est cependant pas sans arrière-pensée. Il s’agit de permettre à des personnes dans l’impossibilité de se déplacer ou qui répugnent à le faire de mettre leur bulletin dans une urne électronique, sans sortir de chez eux. «Les jeunes...