Proche-Orient Israël veut étudier son potentiel en gaz avant d'acheter en Egypte
le 31 janvier 2000 à 00h00
Le ministère israélien de l’Énergie propose de repousser au moins d’un an un contrat d’achat de gaz naturel à l’Égypte, le temps d’étudier le potentiel des gisements offshore découverts récemment au large d’Ashkelon, a annoncé samedi la radio publique israélienne. Le ministre Eli Suissa a, selon la radio, accédé ainsi à la demande des compagnies qui ont découvert ces gisements au large de la ville d’Ashkelon (50 km au sud de Tel-Aviv) et qui demandent de repousser d’au moins un an tout contrat d’achat de gaz égyptien. Les compagnies estiment que, pendant ce laps de temps, elles pourront commencer à exploiter commercialement les gisements et savoir s’il y en a d’autres exploitables. En novembre, un haut responsable du ministère avait annoncé qu’Israël projetait, à l’horizon 2003, de produire du gaz à la suite de la découverte de gisements gaziers offshore au large de la région d’Ashkelon. Les réserves estimées de gaz dans cette région sont de 22 milliards de m3, avait précisé ce responsable dans le cadre d’un forum international à Monaco. Fin décembre, le Premier ministre israélien Ehud Barak s’était félicité de la décision qu’aurait prise l’Égypte de vendre du gaz à Israël, indiquant que le projet d’un gazoduc serait achevé dans moins de deux ans. «Dans une première étape, l’Égypte a l’intention d’exporter du gaz à Israël et à l’Autorité palestinienne et plus tard à la Turquie, au Liban et à la Syrie», avait indiqué un communiqué du bureau de M. Barak. Le ministre des Affaires étrangères égyptien Amr Moussa avait toutefois fait remarquer qu’il s’agissait de «questions commerciales à long terme», et qu’il n’y avait «rien de concret jusqu’à présent». Actuellement, l’énergie consommée en Israël provient pour les trois quarts du pétrole, le reste du charbon et un faible pourcentage (4 %) de l’énergie solaire. La production gazière permettra d’économiser deux millions de tonnes de pétrole utilisés par les centrales électriques, selon le ministère de l’Énergie. M. Suissa doit se rendre en France la semaine prochaine, a indiqué la radio. Selon son ministère, il s’intéressera à la possibilité d’achat d’une centrale pour produire de l’électricité. Mais la France a fait savoir qu’elle n’a pas reçu de demande israélienne pour la fourniture d’une telle centrale. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Anne Gazeau-Secret, a remarqué vendredi dernier que «la fourniture d’un réacteur nucléaire à Israël serait à examiner de près».
Le ministère israélien de l’Énergie propose de repousser au moins d’un an un contrat d’achat de gaz naturel à l’Égypte, le temps d’étudier le potentiel des gisements offshore découverts récemment au large d’Ashkelon, a annoncé samedi la radio publique israélienne. Le ministre Eli Suissa a, selon la radio, accédé ainsi à la demande des compagnies qui ont découvert ces gisements au large de la ville d’Ashkelon (50 km au sud de Tel-Aviv) et qui demandent de repousser d’au moins un an tout contrat d’achat de gaz égyptien. Les compagnies estiment que, pendant ce laps de temps, elles pourront commencer à exploiter commercialement les gisements et savoir s’il y en a d’autres exploitables. En novembre, un haut responsable du ministère avait annoncé qu’Israël projetait, à l’horizon 2003, de produire...
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