Syrie Un député critique le système bancaire et les lois sur l'économie
le 31 janvier 2000 à 00h00
Le député syrien Riad Seif, cité dans une dépêche de l’AFP, a qualifié le système bancaire en Syrie de «totalement inapte» à remplir sa tâche et plaidé pour une modernisation des lois sur l’économie, au cours d’une séance parlementaire. «Les banques syriennes sont totalement inaptes à s’acquitter de leur tâche normale et elles se sont transformées en outil pour accorder des prêts à ceux qui ne le méritent pas», a lancé M. Seif, dans une intervention dont le quotidien gouvernemental Techrine a rendu compte samedi. Les créances irrécouvrables de la banque industrielle atteignent ainsi 1,8 milliard de livres syriennes (36 millions de dollars), selon M. Seif. Il existe cinq banques spécialisées: commerciale, industrielle, agricole, foncière et populaire de crédit en Syrie, toutes propriétés de l’État. D’autre part, M. Seif, industriel et homme d’affaires, a imputé à «la déficience» de certaines lois sur l’économie la lenteur de l’essor du secteur privé syrien. «Le secteur privé aurait dû supporter une part du fardeau du développement économique en créant des emplois et en participant à l’augmentation du Produit national brut (PNB), mais ce secteur est entravé par des lois déficientes et un climat inadéquat» aux investissements, a-t-il déploré. Plus de huit ans après la promulgation de la première loi libérale, en 1991, les investissements attendus «n’ont pas dépassé les trois milliards de dollars», avait reconnu il y a quelques mois le quotidien Techrine. Le député syrien a d’autre part fustigé le système fiscal, régi par des lois datant de 1949, comme «inique et aléatoire». «Les couches les plus défavorisées supportent la plus grande partie des impôts, alors que les nantis qui ont amassé de grosses fortunes, parfois d’une manière illégale, s’y dérobent», selon M. Seif. Des hommes d’affaires syriens et la presse officielle dénoncent régulièrement l’archaïsme des lois syriennes, qui remontent parfois à plusieurs décennies, comme autant d’obstacles à l’essor de l’activité du pays.
Le député syrien Riad Seif, cité dans une dépêche de l’AFP, a qualifié le système bancaire en Syrie de «totalement inapte» à remplir sa tâche et plaidé pour une modernisation des lois sur l’économie, au cours d’une séance parlementaire. «Les banques syriennes sont totalement inaptes à s’acquitter de leur tâche normale et elles se sont transformées en outil pour accorder des prêts à ceux qui ne le méritent pas», a lancé M. Seif, dans une intervention dont le quotidien gouvernemental Techrine a rendu compte samedi. Les créances irrécouvrables de la banque industrielle atteignent ainsi 1,8 milliard de livres syriennes (36 millions de dollars), selon M. Seif. Il existe cinq banques spécialisées: commerciale, industrielle, agricole, foncière et populaire de crédit en Syrie, toutes propriétés de...
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